Les Républicains: Thierry Solère évoque la création d'un nouveau parti politique

POLITIQUE Le député, initiateur du groupe parlementaire LR-UDI-Constructifs, a évoqué dimanche la création d'un nouveau parti de centre droit...

20 Minutes avec AFP
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Thierry Solère (Les Républicains) lors d'une conférence de presse le 15 décembre 2016 à Paris
Thierry Solère (Les Républicains) lors d'une conférence de presse le 15 décembre 2016 à Paris — Michel Euler/AP/SIPA

Le député Thierry Solère, initiateur du groupe parlementaire LR-UDI-Constructifs, a évoqué dimanche la création d’un nouveau parti de centre droit, pour occuper « l’espace politique considérable » entre la République en marche et Les Républicains.

« On va se fédérer », a dit Thierry Solère sur BFMTV, expliquant que devant « l’évolution prise par LR » vers « un petit parti franco-français qui fait des clins d’œil de plus en plus forts au Front National » et d’un « populisme effrayant », « il y en a qui pensent qu’il existe un espace politique considérable et qu’il faut donc aujourd’hui créer une formation politique ».

Réunir les « pro-européens et réformateurs »

« Je suis frappé de voir le nombre de maires qui ne se reconnaissent pas dans l’évolution prise par LR et attendent de voir comment on s’organise », a fait valoir Thierry Solère, qui veut réunir les « pro-européens, réformateurs et qui veulent faire à l’extrême droite une barrière infranchissable ».

« On va donc travailler à ça, rapidement, avec Les Constructifs, Franck Riester, Christian Estrosi et de très nombreux maires », de villes grandes et moyennes, a-t-il lancé, alors que Les Constructifs se réunissent en séminaire mercredi et jeudi à Trouville.

« Si on veut être dans la critique permanente d’opposition parce qu’on pense en permanence à 2022, on n’a rien à faire au groupe Les Constructifs », a-t-il ajouté.

Un ralliement à LREM ?

Certains prônent pour Les Constructifs une autre solution, celle d’un ralliement à La République en marche, a noté Thierry Solère, citant le cas de Bruno Le Maire, qui s’est fait élire député sous l’étiquette du parti d’Emmanuel Macron.

Se défendant de songer déjà à la prochaine élection présidentielle, il a cependant imaginé un scénario défavorable à Emmanuel Macron.

« Je ne pense pas tous les matins à 2022. Emmanuel Macron, comme tout président sortant, a vocation à être candidat à sa succession. S’il a réussi, ce sera envisageable pour lui. S’il a échoué parce que le chômage a continué à progresser, ce sera très compliqué pour lui. » Mais « Ce n’est pas mon sujet. Mon sujet ce sont les réformes », a-t-il conclu.