Réforme du Code du travail: Quand l’insoumise Raquel Garrido interpelle Edouard Philippe en pleine conférence de presse

ORDONNANCES Raquel Garrido, chroniqueuse sur C8 mais est avant tout porte-parole de La France insoumise...

20 Minutes avec AFP

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Raquel Garrido lors d'une manifestation en Bretagne, en novembre 2013.
Raquel Garrido lors d'une manifestation en Bretagne, en novembre 2013. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Soumis au feu roulant des questions des journalistes jeudi lors de la présentation des ordonnances réformant le code du travail, Edouard Philippe a été interpellé par Raquel Garrido, chroniqueuse sur C8 mais avant tout porte-parole de La France insoumise.

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« Raquel Garrido, pour les Terriens du dimanche sur C8 », s’est présentée l’avocate, avant d’interroger le Premier ministre sur « le rôle de l’Elysée dans la rédaction des ordonnances » et de lui demander si, comme elle dit l’avoir entendu, seulement « dix personnes ont écrit » les textes dévoilés jeudi à la presse.

Pourquoi a-t-elle été accréditée alors ?

« Pardonnez moi si la réponse que je vous fais vous donne le sentiment de ressembler furieusement à un cours de droit. Je ne suis pas du tout bien placé pour vous donner un cours de droit et je n’en ai pas du tout envie », a cinglé en retour Edouard Philippe avant de rappeler en quoi consistait « la voie des ordonnances ». « Mais qui a tenu la plume ? », a tenté de relancer la porte-parole de La France insoumise, sans obtenir de réponse.

Raquel Garrido, qui n’a « pas de carte de presse ni de vocation à en avoir » comme elle l’a affirmé à l’AFP, a tout de même été accréditée à la conférence de presse car le Premier ministre « assume ses réformes et n’a aucun problème à donner la parole à l’opposition », a assuré Matignon.

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Raquel Garrido doit tenir à partir du 10 septembre une chronique dans l’émission de Thierry Ardisson, dans le sillage de plusieurs personnalités politiques qui se sont tournées vers les médias à la rentrée (Henri Guaino, Julien Dray, Jean-Pierre Raffarin, Aurélie Filippetti…). Mais d’autres empruntent le chemin inverse : mardi, le journaliste Bruno Roger-Petit a ainsi été nommé porte-parole de la présidence de la République, alimentant les critiques sur la confusion des genres.