Affaire Mercier: Des pratiques jadis «tolérées» ne le sont plus, indique Edouard Philippe

POLITIQUE Le Premier ministre est revenu ce mercredi matin sur RTL sur la renonciation de Michel Mercier à entrer au Conseil constitutionnel...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Edouard Philippe, le 19 juillet 2017.
Le Premier ministre Edouard Philippe, le 19 juillet 2017. — SIPA

La renonciation de l’ancien ministre Michel Mercier à entrer au Conseil constitutionnel après l’ouverture d’une enquête sur l’emploi de ses filles comme assistantes parlementaires au Sénat montre « une nouvelle fois » que des pratiques jadis « tolérées » ne le sont plus, a estimé ce mercredi le Premier ministre Edouard Philippe.

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Interrogé sur RTL, le chef du gouvernement a assuré que ni lui ni Emmanuel Macron n’avaient joué de rôle dans la décision de l’ex-garde des Sceaux, qui avait été nommé au Conseil par le président du Sénat Gérard Larcher (LR), avant d’y renoncer mardi.

Pas de commentaire

« Pas du tout. Il ne nous appartient pas et il ne m’appartient certainement pas de formuler une quelconque position dans cette affaire », a affirmé Edouard Philippe.

Quant à l’enquête préliminaire ouverte le 2 août par le Parquet national financier (PNF) après des révélations du Canard enchaîné sur les conditions d’emploi des filles de M. Mercier, le Premier ministre s’est également refusé à « formuler un avis ».

« Je me bornerai à dire (…) qu’une fois de plus on voit combien des pratiques, dont je ne me prononce pas sur la légalité -ce n’est pas à moi de la faire- qui étaient probablement tolérées, peut-être acceptées pendant un temps, ne le sont plus aujourd’hui », a ajouté Edouard Philippe.

La loi sur la moralisation de la vie politique adoptée ce mercredi

La loi sur le rétablissement de la confiance dans la vie politique, qui doit être adoptée définitivement ce mercredi par l’Assemblée nationale, « c’est justement pour qu’il n’y ait plus ces zones complexes, longtemps tolérées mais aujourd’hui plus acceptées, et qu’on puisse repartir sur des bases saines ».

Ce projet de moralisation de la vie publique interdit notamment aux ministres et parlementaires d’employer des collaborateurs familiaux.