VIDEO. Michel Mercier renonce à intégrer le Conseil constitutionnel

FAITS-DIVERS Il avait été épinglé pour des emplois familiaux...

Nicolas Raffin

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Le centriste Michel Mercier en 2012.
Le centriste Michel Mercier en 2012. — MOUSSE-POOL/SIPA

Le sénateur Modem Michel Mercier ne siégera pas au Conseil constitutionnel. L’élu a annoncé mardi dans un communiqué qu’il renonçait à intégrer la prestigieuse institution vu l’enquête en cours sur les emplois d’assistantes parlementaires qu’il avait confiés à ses filles.

Double emploi

« Alors que ma nomination n’est pas définitive, et dans les conditions créées par l’ouverture de cette enquête, je considère aujourd’hui que je ne pourrai pas siéger avec la sérénité nécessaire au Conseil constitutionnel », a déclaré Michel Mercier. Sa nomination au Conseil constitutionnel, où il avait été nommé par le président du Sénat Gérard Larcher en remplacement de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, avait été publiée jeudi au Journal officiel.

Le 2 août, le Canard enchaîné avait révélé qu’une de ses filles, embauchée comme assistante parlementaire, occupait dans le même temps d’autres fonctions… à Londres. Le 4 août, le parquet national financier (PNF) avait annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire.

Une intervention de l’Elysée dans cette affaire ?

« J’ai fait venir ma fille pour me seconder dans mes fonctions à la commission de la Culture que je venais d’intégrer », avait argumenté Michel Mercier auprès de l’hebdomadaire satirique. Une affirmation surprenante, alors que l’élu ne siégeait pas encore dans cette commission… Contacté une nouvelle fois, il avait plaidé l’erreur, expliquant qu’il s’occupait des questions culturelles « localement ».

Ces explications n’ont visiblement pas été suffisantes. Le Canard enchaîné annonce en effet ce mardi, via un tweet, que l’Elysée a dû intervenir dans cette affaire.