Emmanuel Macron envisage un «Facebook live» pour s'adresser aux Français (sans journalistes)

COMMUNICATION Le président de la République doit faire face à une chute de popularité...

Nicolas Raffin

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Emmanuel Macron est resté le plus possible à l'écart des médias depuis son élection.
Emmanuel Macron est resté le plus possible à l'écart des médias depuis son élection. — Witt/SIPA

Le promoteur de la nation vue comme une « start-up » a encore frappé. Selon Le Monde, Emmanuel Macron réfléchirait à la manière de prendre la parole à la rentrée, afin d’expliquer sa politique, qui fait face à un scepticisme grandissant des Français. Mais attention, pas question de passer par un plateau de JT ou par une interview à l’Elysée.

A la place, le président de la République « pourrait court-circuiter la presse (dont certains responsables de la majorité redoutent les questions "hors sol") et privilégier une communication "directe" avec les Français, avec un Facebook live, par exemple » affirme le quotidien du soir.

« Ma grande chance, c’est que les gens lisent très peu les médias »

Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat pratique l’art de l’esquive avec les journalistes, coupables d’être un obstacle à sa « pensée complexe ». Le 14 juillet dernier, Emmanuel Macron avait troqué la traditionnelle interview d’après-défilé pour une « adresse à la Nation ». Un exercice qui lui a permis d’éviter des questions potentiellement dérangeantes, comme celles sur la présence de Donald Trump.

Cette défiance n’est pas nouvelle. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait eu ces mots, diffusés lors d’un documentaire d’Envoyé Spécial : « Les médias me traitent assez mal. Ma grande chance c’est que les gens lisent très peu les médias, ils regardent les titres, les photos ».

>> Lire aussi: Emmanuel Macron « a commencé à sevrer les journalistes »

Résultat, une fois élu, l’ancien ministre de François Hollande n’a pas changé de ligne. Mais cela pourra-t-il durer tout le quinquennat ? « L’inconvénient quand on ne s’exprime pas, c’est que les médias construisent le récit sans vous » expliquait en mai le politologue Thomas Guénolé à 20 Minutes. Pour l’instant, le président a l’air de s’en accommoder.