VIDEO. Brigitte Macron: Quel statut ont les «Premières dames» des autres pays du monde?

PUISSANTS Les très médiatisées « Premières dames » n’ont quasiment jamais de statut officiel, sauf aux Etats-Unis…

Laure Cometti

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Les couples présidentiels français, américains et la chancelière allemande avec son époux.
Les couples présidentiels français, américains et la chancelière allemande avec son époux. — Montage 20 Minutes : Michel Euler/AP/SIPA // DDNY/Broadimage/SIPA // BABIRAD/SIPA
  • Emmanuel Macron souhaite définir un statut pour le conjoint du chef de l’Etat.
  • Une pétition contre un tel statut a récolté plus de 200.000 signatures.
  • A l’exception des Etats-Unis, le statut de « Première dame » ne figure pas dans la loi.

Une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron fait bien des remous. Le président souhaite définir « un cadre » au rôle de son épouse Brigitte. Pour l’heure, le ou la conjointe du président de la République française n’est mentionné dans aucun texte de loi. De facto, les Premières dames françaises peuvent résider au Château et disposer d’un bureau, d’un cabinet avec un nombre variable de collaborateurs et d’un service de protection financés sur le budget de l’Elysée. Qu’en est-il dans d’autres pays occidentaux ?

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Aux Etats-Unis

La Constitution des Etats-Unis ne fait pas mention de la First lady mais son statut est plus institutionnalisé que chez nous. Une loi approuvée le 2 novembre 1978 par le président Jimmy Carter a doté pour la première fois « le conjoint du président » - spouse en VO - (et celle du vice-président), non rémunéré, d’un budget et de personnel, « pour l’assistance fournie au président dans l’exercice de ses fonctions ». Elle dispose également de bureaux pour elle et ses équipes à la Maison-Blanche, ce qui ne choque pas puisque les compagnes des candidats s’impliquent traditionnellement beaucoup dans la campagne présidentielle. « La présidence américaine est une affaire de couples », résumait l’historienne Nicole Bacharan, interrogée par 20 Minutes à l’occasion de l’élection de novembre 2016.

Il est d’usage que la First lady arrête de travailler et le protocole prévoit qu’elle participe aux cérémonies officielles ainsi qu’aux déplacements du chef d’Etat. La tradition veut par ailleurs qu’elle se consacre à une grande cause nationale, comme l’environnement pour Claudia Alta Johnson (épouse de Lyndon Johnson) ou la lutte contre l’obésité pour Michelle Obama. C’est sous Obama que le compte officiel de la Première dame, @FLOTUS, a été lancé. Si le président n’a pas de conjoint, la loi prévoit que les moyens alloués à la First lady peuvent revenir « à un membre de la famille du président », désigné par ce dernier.

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En Italie

Le président de la République italienne a un rôle politique moins exposé que le président du Conseil. Son épouse peut résider avec lui dans le palais du Quirinal et l’accompagner en déplacement officiel, mais elle ne détient aucune prérogative officielle. Comme l’actuel président italien, Sergio Mattarella, est veuf, ce rôle incombe à sa fille.

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En Allemagne

Outre-Rhin, le conjoint du président n’a pas de fonction officielle et sa place médiatique est limitée. Idem pour Joachim Sauer, l’époux de la chancelière Angela Merkel, qu’il n’accompagne que très rarement à des événements officiels.

Au Royaume-Uni

Aucun texte n’encadre le rôle du conjoint du Premier ministre britannique, actuellement, Philip May, l'époux de Theresa. Il ou elle a le droit de résider au 10, Downing Street.

Ainsi, si aucun régime n’a officialisé le statut du conjoint du chef de l’Etat, la tradition et le protocole peuvent lui conférer une place importante. Mais c’est surtout sur le plan médiatique que les « Premières dames » sont actives.