Attitudes sexistes et dégradantes: François de Rugy veut des sanctions après les bêlements de chèvre à l'Assemblée

SANCTION Une réforme de l'Assemblée nationale pourrait permettre de revoir l'échelle des sanctions avant la fin de l'année...

L.Gam.

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Assemblee nationale du Mercredi 19 Juillet 2017 seance de 15h Francois de Rugy.
Assemblee nationale du Mercredi 19 Juillet 2017 seance de 15h Francois de Rugy. — SIPA

Dans un entretien au Parisien, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a assuré qu’il envisageait des mesures pour sanctionner plus lourdement les comportements sexistes ou dégradants grâce à la réforme qu’il compte mener au sein de l’hémicycle.

Jeudi matin, un élu a imité le bêlement d’une chèvre lors de la prise de parole de la députée LREM Alice Thourot. Une attitude vivement critiquée par ses pairs que Jean-Luc Mélenchon a notamment qualifié de « misogynie ordinaire à l’Assemblée nationale ».

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Une réforme d’ici la fin de l’année

François de Rugy, qui a d’abord tweeté sa colère, a ensuite entrepris de retrouver l’auteur du bêlement. « Les premières images que j’ai pu visionner ne sont pas assez explicites, mais j’ai bon espoir de tirer rapidement au clair cet épisode inadmissible aux relents misogynes assez nets. Son auteur sera sanctionné comme il le mérite. Soit par une exclusion temporaire, une réponse lourde mais que je n’écarte pas. Soit par une retenue sur indemnités. Aucun sentiment d’impunité ne sera accepté. J’entends être le président d’une Assemblée renouvelée, y compris dans les mœurs », a-t-il déclaré au Parisien.

Le président de l’Assemblée compte sur une réforme pour « renouveler l’échelle des sanctions, en étant plus fermes sur certains agissements. Les plus insultants, mais aussi certaines traditions pénibles comme les claquements de pupitre quand un député essaie de parler. Pour être respectée des Français, l’Assemblée, qui est une vitrine de la vie politique, doit être respectable ».

Pour Claude Goasguen, député Les Républicains, qui a admis que cet incident ait pu venir de ses rangs, « on peut mettre ça sur le compte de la fatigue, mais c’est inexcusable quand même », a-t-il déclaré sur LCI. Avant d’ajouter qu’il ne croyait pas vraiment au pendant sexiste de ce dérapage : « Vous savez, les hommes en prennent aussi… »