VIDEO. Assemblée nationale: Rien ne va plus à dans l'hémicycle, un député cite «OSS 117»

PUNCHLINE Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin, se disant désabusé par la tenue des débats, a repris à son compte une scène du film de Michel Hazanavicus : «C’est la France, celle d’Emmanuel Macron»…

F.P.

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Jean Dujardin dans «OSS 117: Rio ne répond plus»
Jean Dujardin dans «OSS 117: Rio ne répond plus» — © Emilie de la Hosseraye

L’Assemblée nationale est en roue libre ces derniers jours. Et ce n’est pas Philippe Gosselin qui a ramené un peu de sérieux dans l’hémicycle ce jeudi. Le député LR de La Manche a pris la parole pour défendre l’amendement 249 sur l’article 7 du projet de loi pour la confiance dans la vie publique. L’élu, très opposé à « l’usine à gaz » que représente pour lui le contrôle des indemnités de frais de mandat, a tenu à dénoncer ce qu’il qualifie de « dictature de la transparence », raconte le Lab d’Europe 1.

« J’appelle cela la France », « celle d’Emmanuel Macron »

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, Philippe Gosselin y est allé de sa pique sur la façon « incompréhensible » dont les débats ont été menés par plusieurs députés LREM. Et pour faire passer le message, le députe a repris à son compte une célèbre scène d’OSS 117 : Rio ne répond plus, le deuxième opus de l’espion maladroit Hubert Bonisseur de La Bath. « Quelques petits mots d’introduction pour répondre aux collègues qui s’étonnent de la longueur de notre débat sur ce sujet-là. Du côté kafkaïen, j’ai envie de dire, comme dans OSS 117 : Rio ne répond plus, mais, « c’est la France, Dolorès, la France d’Emmanuel Macron ». Voilà, c’est un peu ça. »

Pour bien comprendre l’allusion, resituons la scène dans le film de Michel Hazanavicius. Hubert Bonisseur de la Bath, en mission à Rio en 1967, est interrogé par l’agent spécial du Mossad, Dolorès Koulechov, à propos de la dictature brésilienne de Branco. « Comment vous appelez un pays qui a comme Président un militaire avec les pleins pouvoirs, une police secrète, une seule chaîne de télévision et dont toute l’information est contrôlée par l’État ? », lui demande-t-elle. « J’appelle cela la France, mademoiselle, rétorque OSS 117. Et pas n’importe laquelle : La France du général de Gaulle »