VIDEO. Affaire des assistants parlementaires: C'est quoi ce bordel ?

RECAP' Ou quand toute la classe politique prend un coup (de plus)…

Emilie Petit

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Aucun parti politique n'est épargné...
Aucun parti politique n'est épargné... — Paul Marnef

D’abord Marine Le Pen. Puis François Bayrou, Marielle de Sarnez, et 19 autres eurodéputés. Dont Jean-Luc Mélenchon. Tous soupçonnés d’emplois fictifs et visés par une enquête ouverte par le parquet de Paris. Mais comment en est-on arrivé là ?

À l’origine ? Un signalement de Martin Schulz, président du Parlement européen. En mars 2015, ce dernier saisi l’office européen anti-fraude. Il soupçonne plusieurs assistants parlementaires du Front national, rémunérés par l’Union Européenne, d’occuper d’autres fonctions au sein du parti. Une pratique illégale.

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Deux ans plus tard, les enquêtes préliminaires et mises en examen se succèdent. Après le FN et le MoDem soupçonnés d’emplois fictifs, c’est au tour de Jean-Luc Mélenchon (LFI) de se retrouver sur la sellette. Sophie Montel, élue FN, a en effet sorti l’artillerie lourde. Sans doute lasse de voir son parti subir les foudres des enquêteurs, elle a décidé de balancer. Et pas qu’un peu.

Des partis politiques embarassés

Au total, 19 eurodéputés sont, aujourd’hui, sous le coup d’une enquête préliminaire. Dont, entre autres, François Bayrou et Marielle de Sarnez (MoDem), Brice Hortefeux (LR), Yannick Jadot (EELV), Emmanuel Maurel (PS) ou encore Michelle Alliot-Marie (LR). Les concernés crient au scandale. Et dégainent moult documents censés prouver leur bonne foi. Jean-Luc Mélenchon et Marielle de Sarnez ont, eux, décidé de porter plainte contre Sophie Montel pour « dénonciation calomnieuse ». Tandis que Marine Le Pen tente, par tous les moyens, de s’extirper de sa mise en examen. À la justice, désormais, de trancher…