Assistants parlementaires européens: Mélenchon va porter plainte pour «dénonciation calomnieuse»

JUSTICE La «méthode de la dénonciation est un grand classique de l’extrême droite et sa forme suprême de courage», a indiqué le chef de file de la France insoumise…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon à Marseille, le 11 juin 2017.
Jean-Luc Mélenchon à Marseille, le 11 juin 2017. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Une « dénonciation sans fondement est une dénonciation calomnieuse ». Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce mercredi qu’il allait porter plainte après l’élargissement, à ses activités d’ancien eurodéputé (2009-2017), de l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen.

« C’est un délit. Il va donc en cuire à cette personne ! Comme à tous ceux qui auront relayé la dite dénonciation calomnieuse. Je me prépare donc à porter plainte à mon tour pour dénonciation calomnieuse contre cette militante du FN et ses complices », écrit Jean-Luc Mélenchon sur sa page Facebook. Le chef des députés de la France insoumise (LFI) fait ainsi référence au nouveau signalement déposé par l’eurodéputée frontiste Sophie Montel qui a amené à l’élargissement de l’enquête.

« Aucun de mes assistants n’a jamais consacré aucun temps de travail payé par le Parlement européen »

La « méthode de la dénonciation est un grand classique de l’extrême droite et sa forme suprême de courage. Au cas précis, cela aura pourtant suffi à déclencher une « enquête préliminaire » sur une dizaine de députés européens (…) Dont moi. Un gros gibier ! J’ai donc droit à une place particulière sur le pilori médiatique habituel où tout le monde est montré comme coupable avant d’avoir eu le temps d’ouvrir la bouche », ajoute le député qui rappelle qu’il n’est « nullement mis en examen ».

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« Mais ce qui me blesse le plus profondément, c’est que les noms de mes assistants soient cités. Et seulement les miens ! Ce qui souligne la hargne particulière dont je fais l’objet », écrit-il encore. « J’affirme qu’aucun d’entre eux n’a jamais consacré aucun temps de travail payé par le Parlement européen, sous quelque forme que ce soit, pour une activité au Parti de gauche, au Front de Gauche ou à la France insoumise», indique l’élu.