Assistants parlementaires européens: Jean-Luc Mélenchon également visé par l'enquête préliminaire

JUSTICE Le chef de file de la France insoumise a lui aussi été dénoncé par l’élue frontiste Sophie Monteil…

H. B.

— 

Jean-Luc Mélenchon le 13 juin 2017.
Jean-Luc Mélenchon le 13 juin 2017. — LEWIS JOLY / SIPA

L’eurodéputée Front national Sophie Montel continue de balancer. Après avoir fourni à la justice, en mars dernier, une liste de 19 noms de parlementaires européens susceptibles d’avoir eu recours à des emplois fictifs, l’élue frontiste a livré le 27 juin un nouveau nom aux enquêteurs, celui du leader de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon.

Selon Le Parisien, le parquet de Paris a joint début juillet ce dernier signalement à l’enquête préliminaire qu’il a ouverte le 22 mars pour « abus de confiance » visant notamment des élus des partis Modem, LR, EELV et PS.

Des soupçons sur quatre de ses anciens assistants parlementaires européens

L’enquête va devoir faire la lumière sur des soupçons d’emplois fictifs de quatre anciens assistants parlementaires européens « locaux » de Jean-Luc Mélenchon, lorsqu'il était élu européen de la circonscription du sud-ouest, de 2009 à 2017. L'un d'entre eux est décédé, a précisé le parquet de Paris.

>> A lire aussi : Dix-neuf personnalités politiques seraient concernées par l’enquête sur les assistants parlementaires

« Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd’hui il est président d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen comme elle le fait pour nous ? », a justifié au Parisien l’eurodéputée frontiste.