Des élus pourraient rater les festivités du 14-Juillet à cause du vote sur la loi Travail

AGENDA Le vote par scrutin public sur l’ensemble du projet de loi aura lieu la fin des débats, jeudi soir...

C. Ape.

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Assemblée nationale (illustration).
Assemblée nationale (illustration). — NICOLAS MESSYASZ / SIPA

Voter ou assister aux célébrations du 14-Juillet, certains députés devront-ils choisir ? Les députés ont donné ce mardi leur feu vert à l’article 1er de la réforme du Code du travail par ordonnances, qui vise à faire plus de place à la négociation d’entreprise. Le vote par scrutin public sur l’ensemble du projet de loi aura lieu à la fin des débats, jeudi soir (13 juillet donc) ou lundi prochain.

Mauvais « timing »

Un calendrier déploré par des élus, dont le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray Hubert Wulfranc (PCF), mettant en avant l’impossibilité de participer aux cérémonies du 14-Juillet en cas de vote jeudi soir, rapporte Europe 1. Des regrets également nourris par Gilles Lurton, député LR d’Ille-et-Vilaine. « Il est quand même normal pour des parlementaires d’être présents dans leur circonscription le jour de la Fête nationale, et malheureusement nous ne pourrons pas répondre aux invitations qui sont adressées, je voulais le dire, quand même », a-t-il dit à la tribune.

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Le chef de file de la France insoumise a expliqué l’impossibilité pour lui d’assister à la célébration organisée par le maire (LR) de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Il a ensuite élargi à l’absence d’un calendrier clair qui pénalise la planification de ses vacances en famille.

« Ce n’est pas une affaire de calendrier, c’est de la politique », fustige Mélenchon

« Je voudrais me joindre aux protestations exprimées il y a un instant avec d’autant plus de force que je comptais me rendre avec une certaine allégresse à l’invitation du maire de Marseille qui organise, le 14 juillet, comme dans toutes les grandes villes et même les petites, une célébration à laquelle je ne pourrai hélas pas aller puisque je serai retenu ici », a-t-il lancé.

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Et l’élu de poursuivre : « Je n’en dirai que deux mots : premièrement, ce n’est pas une affaire de calendrier, c’est de la politique. Qu’un document aussi important soit adopté dans les conditions dans lesquelles nous sommes en train de le faire est le résultat d’un choix délibéré et non pas d’une circonstance d’emploi du temps. Vous souhaitez que cela soit fait le 13 au soir, pas vu, pas pris, passez, muscade ! et on passe à la suite. Derrière, nous aurons le défilé et les autres festivités, voilà. C’est en quelque sorte une manœuvre que j’analyse comme de l’éteignoir ».

Une protestation à laquelle a répondu le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Ce dernier a souligné à Jean-Luc Mélenchon que « le fait de siéger le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi, c’est un calendrier parlementaire tout à fait normal ».