Enquête sur le déplacement à Las Vegas: Macron refuse de commenter «des péripéties du quotidien»

JUSTICE «Un président de la République ne commente pas l'actualité judiciaire»...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron au G20 de Hambourg le 8 juillet 2017.
Emmanuel Macron au G20 de Hambourg le 8 juillet 2017. — LUDOVIC MARIN / AFP

Jupiter est au-dessus de ça. Emmanuel Macron a refusé samedi, à l'issue du G20, de commenter l'affaire qui fragilise la ministre du Travail Muriel Pénicaud et qui concerne un déplacement à Las Vegas en 2016 du ministre de l'Économie qu'il était alors, évoquant des «péripéties du quotidien».

Des règles claires sur son expression à l'étranger

Interrogé sur le fait de savoir si Muriel Pénicaud gardait toute sa confiance après l'ouverture vendredi d'une information judiciaire pour «favoritisme» dans l'organisation de ce déplacement, le chef de l'Etat a rappelé, lors de sa conférence de presse de clôture du sommet du G20 à Hambourg (Allemagne), avoir «posé des règles claires» sur son expression à l'étranger.

«Donc, moi, quand je les pose, je les respecte. Parce que, objectivement, nous sommes ici sur des sujets essentiels qui méritent mieux que les commentaires d'actualité», a-t-il répliqué. «Tout ce dont on parle est vital pour notre peuple, aujourd'hui et demain. Vous parlez des péripéties du quotidien dans notre pays. Il ne m'appartient pas, ici, de les commenter», a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a précisé qu'il n'aurait pas fait davantage de commentaires à Paris, «parce qu'un président de la République ne commente pas, et a fortiori parce qu'un président de la République ne commente pas l'actualité judiciaire». «Au vu des premiers éléments de l'enquête préliminaire» ouverte le 13 mars, le parquet de Paris a ouvert vendredi d'une information judiciaire contre X pour «favoritisme et recel de favoritisme».

«Pénicaud dit n'avoir rien à se reprocher»

La ministre du Travail a déclaré vendredi dans un communiqué succinct «prendre acte» de l'ouverture de cette procédure et a maintenu «avec la plus grande fermeté (n'avoir) rien à se reprocher».

L'agence publique Business France, dont Muriel Pénicaud était à l'époque directrice générale, est soupçonnée d'avoir enfreint la réglementation sur les marchés publics en ne faisant pas d'appel d'offres pour l'organisation de ce déplacement à Las Vegas d'Emmanuel Macron, confiée au géant de la communication Havas en décembre 2015. Au centre de l'affaire: une soirée, le 6 janvier 2016, à Las Vegas, en plein Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique, au cours de laquelle M. Macron avait rencontré des dirigeants de start-up françaises.