Qui va prendre la tête du PS? Le parti réuni samedi pour se doter d'une nouvelle direction

PS Les noms de Matthias Fekl et Najat Vallaud-Belkacem sont notamment évoqués...

20 Minutes avec AFP

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Que reste-t-il du PS aujourd'hui ?
Que reste-t-il du PS aujourd'hui ? — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Qui va prendre la tête du PS? C'est l'enjeu du Conseil national du parti, organisé samedi. Le Parti socialiste entame sa refondation en élisant une «direction collégiale» qui doit acter un renouvellement de génération, afin de remplacer le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, démissionnaire après les déroutes électorales.

Deux mois après avoir été balayé à la présidentielle, trois semaines après avoir été réduit à la portion congrue aux législatives (une trentaine de députés) et une semaine après le départ de Benoît Hamon, dans le sillage de celui de Manuel Valls, le Parti socialiste pense à sa longue reconstruction, au milieu des décombres.

«On a besoin d'un renouvellement des générations»

Figure emblématique du PS dont il est premier secrétaire depuis trois ans, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé au soir du second tour des législatives son départ de la direction du parti, et la mise en place d'une direction collégiale dont la composition doit être soumise au vote samedi.

Beaucoup y voient l'occasion idéale de tourner la page de la génération Hollande, en s'appuyant sur les «quadras» du parti. «Il faut vraiment que ce soit le début d'un nouveau cycle, avec de nouvelles idées et de nouvelles personnes», prévient ainsi Matthias Fekl, éphémère ministre de l'Intérieur, âgé de 39 ans.

«On a besoin d'un renouvellement des générations», ajoute Olivier Faure, patron des députés PS, âgé de 48 ans. Si les CV - entre 60 et 80, selon les sources - ont afflué à Solférino pour intégrer cette direction, une quinzaine devraient au final être retenus.

Matthias Fekl et Najat Vallaud-Belkacem?

«C'est effectivement le chiffre qui circule», glisse, énigmatique, Rachid Temal, porte-parole du PS et chargé de l'organisation de ce Conseil national. Impossible en revanche de connaître au préalable les modalités de sélection des heureux élus, gardées comme un secret d'Etat.

«Si un nom fuite en amont, cela va tuer tout le processus», souffle un cacique du parti. «Mais je ne suis pas inquiet, +Camba+ est un bon stratège, il saura faire cela bien», ajoute-t-il.

Parmi les noms régulièrement évoqués figurent toutefois ceux des anciens ministres Matthias Fekl et Najat Vallaud-Belkacem, des députés Olivier Faure, Valérie Rabault, Luc Carvounas et Régis Juanico, du premier fédéral de Paris et proche d'Anne Hidalgo Emmanuel Grégoire, des députés européens incarnant la gauche du parti, Emmanuel Maurel et Guillaume Balas, des hommes d'appareil Rachid Temal et François Kalfon mais aussi des élus locaux censés incarner la «gauche de terrain».

D'autres candidats sont en lice

«Il y a des pépites dans nos territoires. Les territoires ont toujours été la meilleure carte du PS», appuie ainsi Luc Carvounas. On y retrouverait ainsi la maire de Rennes Nathalie Appéré, dont l'entourage fait savoir qu'elle n'est «pas candidate mais est forcément très intéressée pour participer à un travail collectif», la maire de Nantes Johanna Rolland ou encore la présidente de la Région Occitanie Carole Delga.

Le maire de Bourg-en-Bresse et actuel trésorier du PS Jean-François Debat ou encore celui de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi seraient aussi sur les rangs.