«Je vais voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe», affirme Manuel Valls

GOUVERNEMENT Pour l’ancien Premier ministre, « Emmanuel Macron a trouvé la bonne place et la bonne incarnation »…

D.B.

— 

Manuel Valls sur BFMTV le 04/07/2017.
Manuel Valls sur BFMTV le 04/07/2017. — Capture d'écran BFMTV

Il affiche sa loyauté envers Emmanuel Macron. Invité de BFMTV ce mardi, Manuel Valls, désormais député apparenté au groupe La République en marche n’a pas changé de cap. « Je vais voter la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe », a-t-il assuré.

Avant de complimenter le nouveau président : « Emmanuel Macron a trouvé la bonne place et la bonne incarnation », a-t-il affirmé, indiquant que le président donnait « une belle image de la France ». Il a aussi annoncé qu’il voterait les grandes lois que le gouvernement initiera.

Il défend le quinquennat Hollande

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur les critiques envers le quinquennat précédent, Manuel Valls a riposté fermement : « Il y a une part d’injustices car François Hollande a pris les bonnes décisions pour sauver la Grèce, au Mali… », a-t-il assuré.

Quant à l’audit alarmiste de la Cour des comptes sur les comptes de la nation la semaine dernière, Manuel Valls a remis en cause l’interprétation qui en a été faite : « Je refuse ce terme d’insincérités [des comptes]. Il ne faut pas dire n’importe quoi », a-t-il soutenu, reconnaissant cependant que les « finances sont tendues », notamment en raison de dépenses de sécurité. « La situation était bien pire en 2012 », a-t-il affirmé. « On est passé d’un déficit de 5,1 % en 2011 à 3,4 % en 2016 », a-t-il martelé.

Des mots très durs sur La France insoumise

Revenant sur son élection difficile aux législatives dans la 1ere circonscription de l’Essonne, Manuel Valls avoue son soulagement d’avoir été élu malgré tout : « Je ne voulais pas quitter la vie politique sur une défaite », a-t-il déclaré. Il a aussi taclé à nouveau la candidate de la France insoumise : « La campagne menée contre moi était un projet dangereux », a-t-il indiqué. Avant d’aller encore plus loin dans ses critiques : « Oui, je pense que les candidats de la France Insoumise se compromettent avec les islamistes. »

Des propos qui ont immédiatement fait réagir les principaux intéressés :