Congrès de Versailles: «Nous avons besoin d'une Europe plus forte et refondée», dit Macron

POLITIQUE Revivez cette journée du 3 juillet... 

A.B. et O.G. avec AFP

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Emmanuel Macron s'exprime à Versailles, devant le Congrès, le 3 juillet 2017.
Emmanuel Macron s'exprime à Versailles, devant le Congrès, le 3 juillet 2017. — Eric FEFERBERG / POOL / AFP

L'ESSENTIEL

  • Le Président Emmanuel Macron a décidé de réunir le Congrès à Versailles
  • Il s'exprimera lundi, devançant ainsi le discours de politique générale d'Edouard Philippe, prévu mardi. Certains critiquent cette façon de griller la priorité à son Premier ministre.
  • Certains députés ont décidé de ne pas se rendre à Versailles, notamment les 17 députés de la France Insoumise, dénonçant les méthodes d'un hyperprésident.

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20h45 : Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi avec nous.

20h14: L'air de rien, Emmanuel Macron a réglé ses comptes lors du Congrès à Versailles

Emmanuel Macron s’est exprimé pendant une heure et demie devant le Congrès réuni lundi à Versailles. Le chef de l’Etat a fixé les grandes lignes du prochain quinquennat, revenant notamment sur les réformes institutionnelles promises lors de la campagne. A première vue, rien de bien folichon. Mais le président a également profité de l’occasion pour régler ses comptes avec l’opposition, les médias et ses prédécesseurs. 20 Minutes  vous livre les messages subliminaux mais très politiques du discours.

18h26 : « Une politique ET de gauche, ET de droite, c’est une politique sans choix », tacle Olivier Faure (Nouvelle Gauche, Assemblée)

« Conduire une politique ET de gauche, ET de droite, c’est conduire une politique sans choix (…) Choisir ce n’est pas écrire que l’Etat d’urgence n’a pas vocation à durer et, en même temps, vouloir graver des mesures d’exception dans le marbre du droit commun. (…) Pour construire l’avenir, il ne suffit pas de valoriser ceux qui sont déjà les plus entreprenants tout en laissant penser que les autres ne sont "rien" !. (…) Méfiez-vous de vous-même, Monsieur le Président, votre jeunesse ne vous met pas à l’abri de vous tromper d’époque. »

18h25 : Didier Guillaume (PS, Sénat) dit « chiche »

« Le peuple s’est exprimé, il a exprimé une lassitude et il faut répondre à cette exaspération. La rencontre du président de la République avec les parlementaires c’est une marque de respect. Je dis chiche. Mais j’ai une proposition, que le président de la République vienne écouter les parlementaires, et leur réponde. »

18h23 : « Les Républicains, nous serons au rendez-vous pour des réformes d’ampleur », annonce Virginie Duby-Muller (LR, Assemblée)​

« Nous craignons que cette réforme institutionnelle » ne « désavantage les territoires ruraux », et n'« affaiblisse les parlementaires », car « la proportionnelle, c’est le triomphe des partis et du centralisme jacobin », et attention à « la tentation démagogique de la réduction du nombre de mandats dans le temps (…). Avec les Républicains, nous serons au rendez-vous pour des réformes d’ampleur, que nous appelons de nos vœux depuis 5 ans », mais « nous refusons de vous donner un blanc-seing ».

17h42 : Et sinon, l’état d’urgence en France sera levé « à l’automne », a annoncé Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a annoncé ce lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles qu’il lèverait « à l’automne » l’état d’urgence en France, en vigueur depuis les attentats de novembre 2015.

>> Lire notre article par ici

 

17h31 : Jean-François Jalkh (FN) évoque un congrès « inutile »

Le député FN n’a visiblement pas été convaincu par le discours d’Emmanuel Macron, jugeant sa prestation « narcissique » et conseillant au président de suivre « quelques séances de psychothérapies ».

 

17h28 : Stéphane Ravier (FN) salue l’annonce d’une dose de proportionnelle

Interrogé en marge du Congrès parlementaire, le sénateur FN Stéphane Ravier a salué l’annonce par Emmanuel Macron d’une dose de proportionnelle au Parlement, comparant toutefois le « président Jupiter » à « Narcisse ».

 

17h14 : « Une mauvaise copie », « rien de concret », juge Nicolas Dupont-Aignan

« C’était une mauvaise copie de dissertation d’élève de première, a estimé le président de Debout la France. J’attendais quand même un discours qui précise certaines orientations (plutôt que) l’énoncé de grands principes auxquels on souscrit tous », a-t-il poursuivi, jugeant le discours présidentiel « creux et prétentieux ».

 

17h10 : « Le peuple a exprimé dans ces dernières élections son exaspération », selon Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat

Après Virginie Duby-Muller, c’est Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat, qui a pris la parole devant le Congrès. « Le peuple a exprimé dans ces dernières élections son exaspération. Il est de notre devoir de parlementaires d’y répondre (…). Nous devons être à la hauteur des attentes de nos concitoyens », a-t-il déclaré devant ses collègues.

Soucieux que chaque famille politique puisse faire valoir ses idées, le sénateur a plaidé en faveur d’une réunion annuelle entre les présidents de groupe et le chef de l’Etat : « Nous proposons que 1 fois par an le Président de la République puisse écouter les présidents de groupe ».

17h06 : Marine Le Pen dénonce le « flou » du discours d’Emmanuel Macron

« Nous n’en savons pas plus en sortant qu’en entrant. Sur la proportionnelle par exemple, on ne sait pas si c’est une petite dose ou une dose significative. On a le sentiment qu’il persiste dans un flou lyrique qui a été le marqueur de la campagne, sauf que nous ne sommes plus en campagne », a taclé la présidente du Front national.

 

17h04 : « La majorité ne doit pas choisir son opposition », lance la présidente du groupe LR de l’Assemblée

Après Richard Ferrand et Bruno Retailleau, c’est la vice-présidente du groupe LR de l’Assemblée, Virginie Duby-Muller, qui s’est exprimée devant le Congrès. « La majorité ne doit pas choisir son opposition. Ceux qui refusent d’entendre le discours contradictoire déshonorent leur mandat », a-t-elle déclaré.

16h54 : « Nous serons une opposition vigilante », indique Bruno Retailleau

Après Richard Ferrand, c’est le président du groupe LR au Sénat qui a pris la parole devant le Congrès. « Nous serons une opposition vigilante mais ne nous demandez pas d’abdiquer notre liberté, nos convictions », a averti Bruno Retailleau.

16h45 : Mélenchon déplore le « niveau rédactionnel de chambre de commerce » du discours présidentiel

Le chef de file de la France insoumise, qui a choisi avec les parlementaires de son groupe de sécher le Congrès de Versailles, a qualifié le discours d’Emmanuel Macron d'« interminable pluie de truismes ». Dans un message posté sur Facebook, il déplore le « niveau rédactionnel de chambre de commerce, pensée politique d’un dogmatisme libéral aussi désuet que lunaire ».

 

16h41 : Alexis Corbière compatit pour ses collègues parlementaires

S’il sèche le Congrès, le député de la France insoumise Alexis Corbière compatit pour ses collègues présents à Versailles. « Pensées émues pour les collègues parlementaires qui commencent à s’ennuyer ferme », s’est-il amusé sur Twitter.

16h36 : « Nous avons une obligation absolue de réussite. Les Français et les Français ils veulent des résultats », déclare Richard Ferrand

Après le discours du président, c’est Richard Ferrand, à la tête du groupe LREM à l’Assemblée, qui a pris la parole devant le Congrès. « Nous avons une obligation absolue de réussite. Les Français et les Français ne veulent plus des intentions, ils veulent des résultats », a-t-il déclaré.

 

16h34: C'est maintenant à Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée de prendre la parole

16h30: C'est la fin de la prise de parole d'Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat est applaudi par une partie du Congrès.

16h22: Désintox

On me signale à l'oreillette que Nicolas Hulot s'endormirait. Attention, il s'agirait d'une fake news.

 

16h19: «Nous avons besoin d'une Europe plus forte et refondée»

16h15: «La France sera fidèle à toutes les alliances»

«Les menaces n'ont jamais été si grandes, et l'ordre multilatérale est fragilisé, bousculé. Le rôle de la France sera de défendre la sécurité, les libertés, la planète face au réchauffement climatique.»

16h13: Déjà plus d'une heure de discours...

C'est un peu trop pour Olivier Besancenot, l'ancien candidat à la présidentielle

 

16h10: Une «conférence des territoires» pour davantage de décentralisation

 

Emmanuel Macron confirme qu'une «conférence des territoires» serait organisée «bientôt» sous l'égide du Premier ministre Edouard Philippe, afin de «conclure avec nos territoires de vrais pactes girondins» de décentralisation.

 

16h08 : Edouard Philippe s’amuse sur son siège (oui, oui)

 

« La France n’est pas un pays qui se réforme. Désolé monsieur le Premier ministre de vous adresser cette mauvaise nouvelle [C’est à ce moment qu’Edouard Philippe rit sur son siège]. La France est un pays qui face aux défis qui à chaque fois auraient dû l’abattre, a su trouver en lui-même ce sens de l’histoire de l’humanité qui a fait la France. Notre défi aujourd’hui, c’est celui-là. »

16h01: Une partie du Congrès coupe Macron... pour l'applaudir

Emmanuel Macron de nouveau lyrique pour sa fin de discours. Pour tout vous avouer je n'ai pas vraiment suivi, mais les applaudissements sont venus après une citation de l'écrivain Georges Bataille.

15h58: «Notre peuple est indivisible»

 

«Notre peuple est indivisible. Car ce qui le tient est plus fort qu'un certain nombre de règles, c'est un engagement chaque jour répété. L'un des drames de notre pays est que cet engagement est impossible pour ceux que nos systèmes schlérosés rejettent à ces marges. »

15h48 : Macron annonce la fin de l'Etat d'urgence «à l'automne»

Macron évoque le « terrorisme islamiste » et « nos moyens de le combattre ». Il précise qu’il lèvera l’Etat d’urgence à l’automne. «Je rétablirai les libertés des Français en levant l'état d'urgence à l'automne, parce que ces libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte»

 

15h44: Emmanuel Macron évoque un «référendum» si le Congrès ne votait pas ces réformes

Emmanuel Macron a indiqué sa volonté de «parachever» sa réforme des institutions «d'ici un an», en soumettant les nouvelles dispositions à un référendum «si nécessaire».

«Je demanderai à Madame la garde des Sceaux, aux ministres compétents et aux présidents des deux chambres de me faire pour l'automne des propositions concrètes permettant d'atteindre cet objectif».

 

15h44: La réduction du nombre de parlementaires était dans le programme de Macron

 

15h42: Emmanuel Macron veut la «suppression de la Cour de justice la République»

 

Le chef de l'Etat évoque la séparation de l'exécutif et du judiciaire.

15h40: Macron veut faire du Cese le «forum de notre République»

 

Le chef de l'Etat veut faire du Conseil économique, social et environnemental, «le carrefour des consultations publiques, et le seul». Le président veut que le Cese redevienne un «trait d'union» entre la société civile et les instances politiques.

Le nombre de ses membres sera réduit «d'un tiers» et ses règles de représentativité revues «de fond en comble» pour faire de cette assemblée «la grande instance consultative qui fait aujourd'hui défaut» à l'Etat, a-t-il dit.

15h38: Macron évoque «une dose de proportionnelle»

 

Emmanuel Macron évoque «une dose de proportionnelle» pour l'élection des parlementaires «pour que toutes les sensibilités y soient représentées. C'est à cette même fin que nous proposons le non-cumul des mandats dans le temps».

 

15h35: Emmanuel Macron reviendra tous les ans au Congrès pour «rendre compte»

 

«Trop de mes prédécesseurs se sont vu reprocher de n'avoir pas fait la pédagogie de leur action ni d'avoir exposé le sens et le cap de leur mandat. Trop d'entre eux aussi ont pris des initiatives dont le Parlement n'était que secondairement informé pour que je me satisfasse d'en reconduire la méthode. Tous les ans, je reviendrai devant vous pour vous rendre compte», a-t-il déclaré.

15h30: Macron évoque un «Parlement moins nombreux», veut réduire par trois le nombre de parlementaires

 

«Je proposerai la réduction d'un tiers le nombre des membres des trois assemblées constitutionnelles». Une proposition qui devra être validée par ces mêmes parlementaires...

 

15h26: Le président souhaite «légiférer moins»

Le président souhaite «légiférer moins». «Nous devons aller plus loin encore. Nos sociétés sont devenues trop complexes et trop rapides». Emmanuel Macron ajoute: «Je souhaite qu'une évaluation de tous les textes importants soit menée dans les deux ans suivant leur application. Il est même souhaitable qu'on évalue les lois plus anciennes».

Le chef de l'Etat évoque une simplification de la navette parlementaire (Trajet d'un texte de loi entre l'Assemblée nationale et le Sénat: «La navette pourrait être simplifiée».

 

15h25: Emmanuel Macron évoque à nouveau les institutions

 

15h22 : Vous reprendrez bien une petite définition du progressisme ?

 

« Le progressisme, ce n’est pas d’épouser toutes les modes du temps, mais discerner ce qui doit être amendé corrigé rectifié, ce qui doit être à certains endroits refonder. Ce qui manque à la société pour être plus juste et plus efficace. C’est une éthique de l’action et de la responsabilité partagée. La République ce n’est pas des lois figées, des principes abstraits, c’est un idéal »

15h17: Emmanuel Macron évoque la loi sur la moralisation de la vie publique

 

«Nous voulons une société de confiance. [Mais] la société du soupçons et de la délation généralisée nous n'en voulons pas. J'appelle à en finir à cette recherche incessante du scandale, cette chasse à l'homme où parfois les réputations sont détruites. Cette frénésie est indigne de nous et des principes de la République»

15h14: Emmanuel Macron évoque un changement des institutions

«Je veux aujourd'hui vous parler des institutions que je veux changer et des actions que je veux changer», lance-t-il, sans donner plus de détails. Peut-être est l'introduction d'une dose de proportionnelle?

 

15h12: «Le peuple nous a donné le mandat de lui rendre sa pleine souveraineté»

 

 

15h09 : «Notre premier devoir est de retrouver le sens »

 

« L’aveuglement face à un Etat d’urgence qui est autant économique et social que sécuritaire. J’ai toujours considéré que le peuple français est plus sage et avisé qu’on ne le croit. Nous devons nous placer au-delà des oppositions théoriques. Notre premier devoir est de retrouver le sens et la force d’un projet ambitieux de transformation de notre pays, et de rester arrimé au réel. »

15h07 : Emmanuel Macron met en garde contre le cynisme

 

Macron parle d'« exigence renforcée, de dignité particulière », et met en garde : « Les mauvaises habitudes reviennent vite, marquées par une époque de cynisme ». Le chef de l'Etat veut «retrouver de l'air, de la sérénité, de l'allant.»

15h04 : Emmanuel Macron lyrique en ce début de discours

« De cet amour, nous tirons tous la même impatience, qui est l’impatience d’agir… Nous avons vous et mois reçu le mandat du peuple… C’est par l’obligation que nous retrouvons ce qu’il nous a tant manqué, la confiance en nous… Ce qui nous est demandé par le peuple, c’est de renouer avec l’esprit de conquêtes qui l’a fait »

15h02: «Les Français m'ont confié un mandat clair»

«Les Français m'ont confié un mandat clair, le 18 juin, ils ont confirmé en donnant une large majorité parlementaire.»

15h02: Prise de parole d'Emmanuel Macron (à l'heure pour une fois)

15h: François de Rugy ouvre la séance avec une minute de silence pour Simone Veil

 

15h00: Arrivée d'Emmanuel Macron

14h58: Arrivée de François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale

«La séance est ouverte», lance le président.

14h52: Pour rappel, le déroulé de la journée:

- Le chef de l'Etat s'adressera pendant près d'une heure: «l'occasion de livrer sa vision du mandat qui s'ouvre, d'évoquer son action, les défis qu'il entend relever mais aussi sa lecture des institutions», explique l'Elysée

- Ensuite, Emmanuel Macron quittera l'hémicycle pour faire place à un débat mais il n'y aura aucun vote.

14h48: Comment sont classés les parlementaires? 

Par ordre alphabétique, tout simplement.

 

14h57:  Les communistes ont décidé de boycoter le Congrès

Ils manifestent actuellement devant la mairie de Versailles, pour «dire non à la monarchie présidentielle», estime Pierre Laurent, patron du parti.

 

14h44 : Et sinon, quels ont été les sujets du déjeuner ?

Pas grand-chose, selon le député PS Luc Carvounas

 

14h34: Voici le menu du déjeuner du Congrès

 

14h13 : Rassemblement des parlementaires et militants communistes « pour dire non à la monarchie présidentielle »

 

14h09 : Hervé Morin (UDI) critique la volonté d’Emmanuel Macron « d’effacer le Premier ministre en allant devant le Congrès »

 

14h00 : Le président bien entouré pendant le déjeuner

Le président a déjeuné en compagnie de François de Rugy et Gérard Larcher, ainsi que quelques vice-présidents, explique une journaliste de radio classique.

 

13h41 : Arrivée d’Emmanuel Macron à Versailles pour un déjeuner d’avant Congrès

Le chef de l’Etat Emmanuel Macron est arrivé lundi peu après 13H00 au château de Versailles pour un déjeuner avec des parlementaires en amont du Congrès, a constaté une journaliste de l’AFP.

Accueilli sous un soleil un peu voilé à l’arrière du pavillon royal par le président de l’Assemblée nationale François de Rugy, son homologue du Sénat Gérard Larcher et le Premier ministre Edouard Philippe, le président est entré dans le palais sous les honneurs de la Garde républicaine.

Les quatre hommes devaient se rendre à un déjeuner réunissant les membres des bureaux des assemblées et les chefs de groupes parlementaires, avant l’allocution solennelle de M. Macron prévue à 15h00, devant l’Assemblée et le Sénat réunis en Congrès.

13h20 : « Nous avons un président selfie », dénonce Olivier Faure

Pour Olivier Faure, président du groupe « Nouvelle gauche » à l’Assemblée nationale, l’attitude d’Emmanuel Macron à l’égard des journalistes est devenue problématique et trahit une forme d’enfermement du pouvoir. « Nous avons là un président qui s’expose beaucoup, qui parle beaucoup mais qui ne répond plus. Nous avons un président selfie, qui s’autoproclame et qui s’autocélèbre, mais qui malheureusement ne veut plus répondre », déplore-t-il lundi au micro de la matinale d’Europe 1.

 

12h42 : Les parlementaires arrivent à Versailles

Un peu plus de deux heures avant le début du discours du président Emmanuel Macron, les parlementaires sont arrivés au Château de Versailles, où se déroule le Congrès ce lundi, à bord de cars affrétés spécialement pour l’occasion.

 

12h32 : Voici comment se passe un Congrès du Parlement

Lieu, organisation, calendrier, voici comment se déroule un Congrès du Parlement.

 

12h20 : « Emmanuel Macron s’impose comme un monarque, comme un pharaon », estime Eric Coquerel

Soutien de la France insoumise, le député du Parti de gauche Eric Coquerel boycottera lui aussi le Congrès de Versailles ce lundi, estimant que le président « Emmanuel Macron s’impose comme un monarque, comme un pharaon qui nous dit que le pouvoir c’est lui, et rien que lui ».

Selon l’élu, « Macron va griller la politesse à son Premier ministre » et « veut installer encore davantage la dérive monarchique du système ». Une raison pour laquelle « je ne crois pas que le rôle des députés soit d’écouter la parole présidentielle », a-t-il ajouté, appelant « le peuple » à se réunir place de la République.

 

12h15 : Pas possible de visiter le Château de Versailles ce lundi

Dispositif de sécurité oblige, les touristes ne peuvent pas visiter le Château de Versailles ce lundi, puisque c’est là que ce déroulera le Congrès du Parlement cet après-midi. Ainsi, c’est l’ensemble du domaine qui sera fermé pour la journée.

 

11h55 : Benoît Hamon plaide lui aussi pour la suppression du poste de Premier ministre

« Je pense qu’il faudrait changer les institutions. Allons au bout de la logique et supprimons le poste de Premier Ministre », a déclaré Benoît Hamon, venu présenter son « mouvement du 1er juillet » ce lundi matin sur Franceinfo.

Interrogé sur la vision « jupitérienne » de la présidence d’Emmanuel Macron, Benoît Hamon n’a pas mâché ses mots : « Le président Jupiter, c’est ridicule ! », a-t-il estimé.

 

11h40 : A quelques heures du Congrès, la presse prend ses quartiers à Versailles

Alors qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer devant le Congrès ce lundi à 15 heures, la presse commence déjà à s’installer devant le château de Versailles, où les deux chambres du Parlement seront réunies.

11h01 : Aurore Bergé appelle à « sortir de l’aigreur »

Taclant une remarque de Luc Ferry sur Twitter, la députée de la République en marche appelle les détracteurs d’Emmanuel Macron à sortir de l’aigreur.

 

10h47 : Si Emmanuel Macron « évoque la proportionnelle » dans son discours devant le Congrès, « tant mieux », selon Florian Philippot

Florian Philippot, vice-président du Front national, parti favorable à l’instauration de la proportionnelle intégrale aux élections législatives, a estimé lundi qu’une « dose » de proportionnelle, comme envisagé par l’exécutif, serait « mieux que rien ». Si Emmanuel Macron « évoque la proportionnelle » dans son discours devant le Congrès réuni lundi après-midi à Versailles, « tant mieux », a déclaré Florian Philippot sur Public Sénat et Sud Radio.

« Si ça ne concerne que 100 députés », comme évoqué par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, « par contre c’est peu. Ça serait vraiment une dose, voire une dosette », a poursuivi le vice-président du FN.

10h39 : 59 % des Français accordent leur confiance à Emmanuel Macron

Alors que le président de la République doit prendre la parole devant le Congrès ce lundi, 59 % des Français assurent accorder leur confiance à Emmanuel Macron. Un taux qui atteint les 98 % chez les sympathisants de la République en marche.

 

10h15 : « Je n’irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque ! », déclare André Chassaigne (PCF)

Le député PCF André Chassaigne séchera lui aussi le Congrès de Versailles ce lundi. « Je n’irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque ! », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à La Montagne.

 

10h01 : Yves Jégo (UDI) regrette la décision de Lagarde de boycotter le Congrès

Yves Jégo, vice-président de l’UDI, a rejeté la décision du président de son parti Jean-Christophe Lagarde de boycotter le discours d’Emmanuel Macron lundi devant les parlementaires réunis en Congrès. « C’est une position personnelle, pas celle de l’UDI, pas celle du groupe des constructifs », a-t-il souligné sur RFI, rappelant que « c’est la droite qui a voté cette réforme qui permet au président de la République de s’exprimer devant le Congrès ». « Le président de la République éprouve le besoin de convoquer le Congrès pour s’exprimer devant la Nation, il me semble normal d’aller l’écouter », a-t-il fait valoir.

Jean-Christophe Lagarde avait estimé mercredi que la décision d’Emmanuel Macron de réunir le Congrès à Versailles revenait à « squeezer » le gouvernement d’Edouard Philippe, qui doit prononcer mardi sa déclaration de politique générale.

9h59 : « Emmanuel Macron fait sa première erreur », estime Jean-Christophe Lagarde

Dans un entretien accordé au Progrès, le président de l’UDI, qui juge « coûteux et inutile » le Congrès convoqué par Emmanuel Macron, estime que le chef de l’Etat commet là « sa première erreur », « après un bon début de quinquennat ».

« Je pense qu’on aurait mieux fait de commencer à travailler au lieu de faire de la communication », a-t-il ajouté.

09h40: Pour Copé, «Il est grand temps de sortir du flou»

Interrogé sur Radio Classique, Jean-François Copé (LR), ancien ministre du Budget a estimé que «le discours d'Emmanuel Macron au Congrès à Versailles c'est un rendez-vous absolument essentiel pour le quinquennat. Soit Emmanuel Macron choisit de continuer d'être dans les généralités et de se contenter d'une ou deux annonces, et dans ce cas ce sera une indication sur le fait que finalement le cap n'est pas si bien tenu que cela. Ou bien au contraire on a le déroulé d'un vrai programme avec un calendrier et là on va pouvoir commencer à entrer dans le vif du sujet». «Il est maintenant grand temps de sortir du flou», a ajouté Jean-François Copé.

«Les Français lui ont fait un chèque en blanc comme jamais. Il a été élu sans jamais dire, par exemple, ce qu'il allait baisser comme dépenses publiques. »

08h44: Eric Woerth n'est pas choqué sur la forme...

Il n'a pas hésité à aller au Congrès. Eric Woerth, député Les Républicains de l'Oise, a assuré au micro de France Inter que réunir le Congrès n'est pas si étonnant que ça en début de mandat.  

«Il y a un peu de républicanisme là-dedans, mais c'est son choix, souligne le député LR. D'ailleurs, ça a été fait pour ça. C'est une réforme qu'avait voulu Nicolas Sarkozy, à savoir la possibilité pour le Président de s'adresser au Parlement réuni en Congrès. Dont acte. La question c'est de savoir pour quoi dire?»

08h20: Grosse semaine pour l'exécutif...

Certes, c'est Emmanuel Macron qui lance les hostilités ce lundi en réunissant le Congrès... mais la semaine va être chargée pour l'exécutif. Plus de détails par ici. 

08h15: La petite phrase de Macron continue de faire réagir

«Vous croisez des gens qui réussissent et d'autres qui ne sont rien», la phrase est signée Emmanuel Macron et elle fait polémique depuis hier. Le Président a tenu ces propos controversés jeudi lors de l’inauguration du plus grand incubateur de start-up au monde, Station F, installé dans la Halle Freyssinet à Paris… Sur Twitter, certains politiques taclent le président. 

 

08h09: La proposition choc de Jack Lang...

Jack Lang propose de «supprimer le poste de Premier ministre» tout simplement... Dans un entretien au journal «Le Parisien», l’ancien ministre apporte son soutien à l’actuel président et propose de le rendre responsable devant le parlement… On fait le point par ici. 

08h00: François de Rugy défend sur RTL la décision de Macron de réunir le Congrès

Invité sur RTL, le nouveau président de l'Assemblée nationale a défendu le président; Pour lui, il n'y a pas de volonté d'humilier son Premier ministre en prononçant un discours devant le Congrès la veille de la déclaration de politique générale de son Premier ministre. 

 

07h32: Pourquoi le boycott de La France insoumise?

Les 577 députés et 348 sénateurs ont été conviés à Versailles où ils seront classés par ordre alphabétique dans l'hémicycle. Mais certains sièges resteront vacants, ceux des députés du groupe La France insoumise (LFI) et des parlementaires communistes qui ont décidé de boycotter l'événement.

Emmanuel Macron a «franchi un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle» en ravalant son Premier ministre au rang de «collaborateur», a tonné Jean-Luc Mélenchon, président du groupe LFI.

Qui a d'ailleurs invité sur Twitter les Français à un rassemblement Place de la République à Paris pour dire non au «coup de force de Macron»

 

07h27: Pas d'interview du 14 juillet...

Première expression à large spectre d'un mandat entamé depuis un mois et demi, l'événement sera suivi avec d'autant plus d'attention qu'Emmanuel Macron a déjà fait savoir qu'il ne se prêterait pas à la traditionnelle interview du 14 juillet...

07h22: Macron devrait s'exprimer chaque année devant le Congrès

Cette adresse solennelle aux parlementaires et, à travers eux, aux Français a vocation à devenir un «rituel» annuel, «conformément à un engagement de campagne», ajoute l'entourage du président. A l'issue, Emmanuel Macron quittera l'hémicycle pour faire place à un débat sans vote.

07h15: Une heure de discours pour le Président Macron

Attendu à 15h, le chef de l'Etat s'adressera pendant près d'une heure aux deux chambres du Parlement réunies, «l'occasion de livrer sa vision du mandat qui s'ouvre, d'évoquer son action, les défis qu'il entend relever mais aussi sa lecture des institutions», explique-t-on à l'Elysée.

C'est le grand discours programmatique de son mandat : Emmanuel Macron monte lundi à la tribune du Congrès, dans le cadre fastueux du château de Versailles, pour fixer les «priorités» de son quinquennat à la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre, ainsi devancé.