Congrès, discours de politique générale… L’exécutif passe à l'offensive

ENJEUX Grosse semaine pour l’exécutif, qui débute par l’intervention, lundi, du président de la République devant les élus de l’Assemblée et du Sénat réunis à Versailles…

A.-L.B.

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Le président Emmanuel Macron à l'Hotel des Invalides à Paris le 30 juin 2017
Le président Emmanuel Macron à l'Hotel des Invalides à Paris le 30 juin 2017 — Thibault Camus/AP/SIPA

Chaud devant. Après les élections et la mise en ordre de l’Assemblée nationale, l’exécutif rentre dans le dur. La séquence politique qui commence s’annonce lourde : lundi, le président de la République délivrera un discours devant les élus de l’Assemblée et du Sénat à Versailles. Cette intervention exceptionnelle du chef de l’Etat - qui se substitue à la traditionnelle interview télé du 14-Juillet -, vise à donner le cap de ses réformes et la philosophie de son action.

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Ce discours, très critiqué par l’opposition, sera suivi d’interventions des groupes politiques. Un débat sans vote se fera après le départ du chef de l’Etat de la salle du Congrès. Du côté des élus, manqueront à l’appel les députés du groupe La France insoumise, ainsi que l 'ensemble des députés et des sénateurs communistes. Jean-Luc Mélenchon, le chef du groupe France insoumise, voit dans le discours d’Emmanuel Macron une « réunion qui n’a aucun objectif autre que d’entendre le président (…) alors que lui n’écoutera personne ».

Agenda des réformes lancées

Un commentaire à mille lieues des députés de la majorité, parmi lesquels les petits nouveaux. Selon le député LREM Cédric Roussel dans les Alpes-Maritimes, l’enthousiasme prime : « On va écouter le président lundi pour un grand discours sur le renouvellement et sur la manière dont il envisage celui-ci. J’attends une parole forte », dit le primo-député. Et sur les premiers jours à l’ambiance rock’n’roll au sein de l’hémicycle, le nouvel élu relativise : « Il y a des premiers jours un peu perturbés, mais c’est seulement le début. Nous ne sommes pas encore dans les débats. Les vraies choses commencent tout juste. »

Après le cap, l’agenda. Au lendemain du discours du président à Versailles, ce sera au tour du Premier ministre Edouard Philippe d’être à la tribune. Ce dernier prononcera son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Cette intervention pourrait donner le tempo des réformes, dont la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) et la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Après le rapport sévère, le 29 juin, de la Cour des Comptes sur la situation des comptes publics, Bercy prendra jeudi la main. Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, organisera des « Etats généraux des comptes de la Nation », a annoncé son cabinet vendredi. Une première étape avant « des réformes courageuses » qui pourraient serrer la ceinture des Français…

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Enfin, les discussions liées à la réforme du Code du travail vont se poursuivre toute la semaine. L’hémicycle examinera, à partir du le 10 juillet, le projet de loi d’habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances. La date du vote de l’ensemble du projet de loi n’est pas encore été fixée.