Présidence de l'Assemblée nationale: Où sont les femmes?

PARITÉ Le poste le plus prestigieux de l'Assemblée semble « réservé » aux hommes...

Nicolas Raffin
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La place du Palais Bourbon à Paris, le 30 mars 2017.
La place du Palais Bourbon à Paris, le 30 mars 2017. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Et de treize. Après Claude Bartolone (2012-2017), Bernard Accoyer (2007-2012), et tous leurs prédécesseurs depuis le début de la Ve République, François de Rugy est devenu ce mardi le treizième homme à occuper la présidence de l’Assemblée nationale. Malgré le nombre record de femmes élues députées en 2017 (223 sur 577), le « perchoir » reste masculin.

Pourtant, des signaux laissaient penser le contraire. Il y a une semaine, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, estimait que le choix d’une femme pour ce poste serait « un symbole fort ». François de Rugy affirmait même jeudi dernier sur France Info qu’il était prêt à renoncer à sa candidature « si jamais la seule question pour la présidence de l’Assemblée nationale [était] celle-là [le fait d’être une femme, ndlr] ».


Un accord caché ?

Finalement, l’ex député écologiste devenu LREM n’aura pas eu à se retirer. « Il n’y a pas eu de décision de dire : ce poste est réservé à une femme » a reconnu mardi matin Christophe Castaner, laissant ainsi le champ libre à François de Rugy. Selon Eric Hacquemand, journaliste politique à Paris Match, l’Elysée aurait même passé un accord discret avec les députés :


En attendant de voir si cette promesse sera respectée, plusieurs personnalités n’ont pas manqué de critiquer le choix d’un homme pour la présidence de l’Assemblée nationale :




Les postes de pouvoirs de la nouvelle Assemblée restent donc majoritairement masculins, d’autant plus que parmi les nouveaux présidents de groupe, on trouve… zéro femme et sept hommes. Pour la parité, il faudra encore attendre.