Assemblée nationale: Jean-Luc Mélenchon annonce sa désignation «unanime» à la tête des députés de La France insoumise

SCRUTIN «Nous avons voté à bulletins secrets et j’ai été élu (…) C’était unanime», a déclaré le député des Bouches-du-Rhône…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, le 18 juin 2017 à Marseille.
Jean-Luc Mélenchon, le 18 juin 2017 à Marseille. — Claude Paris/AP/SIPA

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce mardi sa désignation « unanime » à la présidence du groupe des 17 députés de la France insoumise, pour laquelle il était seul candidat, lors d’un vote à bulletins secrets.

Comme on lui demandait s’il avait été élu président du groupe LFI, le député des Bouches-du-Rhône a répondu à la presse, dans un sourire : « Oui, oui, c’était très embarrassant parce qu’il n’y avait pas de candidature en face de la mienne. » « Nous avons voté à bulletins secrets et j’ai été élu (…) C’était unanime », a ajouté l’élu de 65 ans dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

Caroline Fiat présentée « à la présidence de l’Assemblée »

Il a également annoncé que le groupe de la France insoumise allait « présenter une candidature à la présidence de l’Assemblée : Caroline Fiat, qui a le double avantage d’avoir battu un candidat du FN et de représenter cette France populaire et féminine qui est aujourd’hui à la peine ». Elue députée de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle au second tour des législatives (61,36 % des voix, abstention de 61,61 %), Caroline Fiat, une aide-soignante de 40 ans, avait battu le FN dans le seul duel de France qui opposait les deux partis.

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« Nous entrons dans un régime de coups de force »

A quelques heures de l’ouverture de la 15e législature de la Ve République, Jean-Luc Mélenchon a aussi estimé que nous allions « entrer dans un régime de coups de force ». Il a évoqué « l’entrée en scène » de « la monarchie jupitérienne », où « il est question que le président (de la République) humilie le Premier ministre en faisant lui-même une déclaration en Congrès », qui pourrait avoir lieu à la veille de la déclaration de politique générale.

Interrogé sur le choix par les députés de la République en marche de François de Rugy pour la présidence de l’Assemblée, Jean-Luc Mélenchon a répondu que « c’est le problème de LREM, qui est une importante machine à recycler les anciens, en particulier les renégats » entre «  Richard Ferrand, qui était un socialiste, François de Rugy qui a trompé EELV », ou d’autres « qui seront récompensés pour leur changement de camp ».