Bruno Le Maire annonce qu'il va tailler dans les dépenses publiques

DEFICIT Le ministre de l'Economie a toutefois écarté de nouvelles hausses d’impôts...

20 Minutes avec AFP

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Bruno Le Maire, le 31 mai 2017 à l'Elysée.
Bruno Le Maire, le 31 mai 2017 à l'Elysée. — CHAMUSSY/SIPA

Si le gouvernement ne prenait pas de mesures « d’ici la fin de l’année », il ne pourrait pas tenir son engagement européen de faire passer le déficit sous la barre des 3 % en 2017, a prévenu lundi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

« Si nous ne faisons rien d’ici la fin de l’année, nous ne tiendrons pas nos engagements européens », a affirmé le ministre sur TF1, trois jours avant la publication de l’audit de la Cour des comptes qui fera le point sur la situation budgétaire du pays.

Pas de nouvelles hausses d’impôts

Bruno Le Maire, qui a écarté de nouvelles hausses d’impôts, a averti que, si la France ne passait pas sous la barre des 3 % cette année, « la crédibilité de sa parole en Europe ne serait plus garantie ». Pour l’éviter, le ministre a précisé qu’il allait présenter « des propositions » avec le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, « qui concerneront tous les secteurs de la dépense publique ».

« Il ne faut pas passer le rabot sur un ministère ou sur un autre », a-t-il expliqué. « Il faut que l’Etat, les collectivités locales, les dépenses sociales, chacun fasse un effort pour qu’au bout du compte nous retrouvions notre liberté et nous respections nos engagements européens », a-t-il souligné.

Vers un déficit public à 2,8 % du PIB

Le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué il y une semaine « le risque » que le déficit dépasse les 3 % du produit intérieur brut (PIB).

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Le rapport de la Cour des comptes, commandé par Matignon dès la mise en place du nouveau gouvernement, « risque de ne pas être très bon pour les comptes publics », avait auparavant abondé Gérald Darmanin, en déplacement ce lundi à Tourcoing.

La France s’est engagée à ramener son déficit public à 2,8 % du PIB cette année, après 3,6 % en 2015 et 3,4 % en 2016, afin de repasser sous la barre fatidique des 3 % exigée par les traités européens, pour la première fois depuis 10 ans.