Poursuivi pour diffamation par la Société générale, Mélenchon n'invoquera pas son immunité parlementaire

JUSTICE Le nouveau député des Bouches-du-Rhône était convoqué ce lundi 26 juin par les juges...

H.S.

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Le leader de La France insoumise Jean-Luc Melenchon dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône au second tour des législatives.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Melenchon dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône au second tour des législatives. — LILIAN AUFFRET/SIPA

« Je me rendrai à la convocation du juge le 26 juin comme n’importe quel citoyen le fait en pareil cas sauf madame Le Pen », avait annoncé sur son site Jean-Luc Mélenchon, en mai dernier. Ce lundi matin, le leader de La France Insoumise a tenu parole et a précisé au micro de FranceInfo que « le procès aurait lieu » et qu’il ne comptait pas invoquer son immunité parlementaire.

L’ex-candidat à la présidentielle dit être poursuivi en diffamation par la banque « pour avoir pointé sa responsabilité dans le scandale d’évasion fiscale des Panama Papers il y a un an ». « J’avais alors qualifié ses dirigeants de "menteurs" et demandé qu’ils soient châtiés pour avoir menti devant une commission d’enquête parlementaire », avait-il expliqué le 24 mai.

>> A lire aussi : Mélenchon annonce sa convocation chez un juge pour diffamation envers la Société générale

Une posture également adoptée par Richard Ferrand (LREM) mis en cause dans une affaire immobilière : « Pas question d’immunité » parlementaire si la justice « souhaite m’entendre », a-t-il assuré sur RTL il y a quelques jours.

Dans le viseur de Ferrand et Mélenchon : Marine Le Pen. Convoquée à deux reprises par les juges français dans le cadre de soupçons d'emplois fictifs, la députée frontiste a systématiquement refusé de répondre à leurs questions, invoquant son immunité parlementaire dans le cadre de son mandat au Parlement européen. Idem pour Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, qui a décliné, jeudi dernier, la convocation de l’office anticorruption de Nanterre. 

Jean-Luc Mélenchon s'est opposé à plusieurs reprises au principe d'immunité parlementaire. Lors de sa campagne, le candidat avait demandé à ses futurs candidats aux élections législatives d'adhérer à la charte rédigée par l'association anticorruption, Anticor, pour la fin de l'immunité parlementaire.