Les Républicains: Xavier Bertrand ne sera pas candidat à la présidence du parti et soutiendra Valérie Pécresse

RENONCIATION Il a décidé de donner la priorité à sa région des Hauts-de-France...

L.Gam. avec AFP

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Xavier Bertrand et Valérie Pécresse en 2011
Xavier Bertrand et Valérie Pécresse en 2011 — PATRICK KOVARIK / AFP

Un brin désabusé sur l’état actuel de son parti, il refuse d’en prendre les rênes. Xavier Bertrand, président Les Républicains (LR) de la région Hauts-de-France, confie dans un entretien exclusif au Journal du Dimanche, à paraître demain, qu’il ne briguera pas la tête de son parti en novembre. Il se dit prêt à soutenir Valérie Pécresse qui « serait une très bonne candidate ».

« J’ai pris un engagement vis-à-vis des habitants des Hauts-de-France et j’ai l’intention de le tenir ». Xavier Bertrand met en avant son engagement régional, invoquant sa volonté de faire de sa région sa « priorité » pour expliquer qu’il « ne serai (t) pas candidat à l’élection de novembre ».

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« J'ai conscience que je peux l'emporter »

Il admet également que les dissensions actuelles au sein de son parti ne sont pas étrangères à ce non-engagement : « Même si j’ai conscience que je peux l’emporter, je ne serai pas le responsable d’une nouvelle guerre des chefs. Je ne crois plus aux partis politiques à l’ancienne », a-t-il poursuivi en déplorant un fonctionnement « parisien, centralisé alors qu’il faudrait donner le pouvoir au terrain ». « Les idées ne sont jamais débattues », a-t-il encore grincé en évoquant une « hémorragie de militants » aux Républicains.

Face au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « Valérie Pécresse serait une très bonne candidate », a souligné M. Bertrand qui se dit « prêt à lui apporter (m) on soutien ».

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« Pour gagner, la droite et le centre doivent rassembler, et pas cliver, se réinventer, renouer avec la France populaire, parler à la fois à l’ouvrier et au chef d’entreprise, à l’infirmière et au chirurgien, à l’agriculteur et au fonctionnaire, au rural et à l’urbain », a-t-il égrené, en guise de feuille de route pour l’actuelle présidente de la région Ile-de-France.

"J’ai déjà un think tank, qui s’appelle la Manufacture", a-t-il relevé. "Et je vais réunir nombre de mes amis parlementaires début juillet pour leur expliquer ma position", a-t-il glissé, tout en dressant un sombre tableau de son parti actuel, traversé par d’importantes lignes de fractures idéologiques. "En réalité, il n’y a plus grand-chose en commun entre nous. Nous continuons à vivre ensemble, mais ça fait bien longtemps qu’on ne s’aime plus. Et on a peut-être plus grand-chose à faire ensemble", a encore livré l’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy.