Claude Guéant à Paris le 30 juin 2015.
Claude Guéant à Paris le 30 juin 2015. — IBO/SIPA

JUSTICE

Soupçons de financement libyen: L'appartement et la résidence secondaire de Guéant confisqués

L’ancien locataire de la place Beauvau peut continuer d’occuper ses biens mais ne peut pas les vendre...

Nouveau rebondissement dans l’affaire sur un possible financement par le régime libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Les biens immobiliers de Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur mis en examen en 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée » et « usage de faux », ont été confisqués.

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Comme le rapporte le Parisien, les juges d’instruction Serge Tournaire et René Grouman ont pris une ordonnance de confiscation à l’encontre de l’appartement parisien et de la résidence secondaire de l’ancien secrétaire général de l’Elysée le 12 juin. En clair, l’ancien locataire de la place Beauvau peut continuer d’occuper ses biens mais ne peut pas les vendre.

Un virement de 500.000 euros dans le viseur des enquêteurs

Les juges s’intéressent à un virement de 500.000 euros perçu en mars 2008 par Claude Guéant, provenant d’un avocat malaisien et dont les policiers ont retrouvé la trace sur ses relevés bancaires, lors d’une perquisition à son domicile. Il s’agissait du fruit de la vente de deux tableaux, s’était défendu Claude Guéant, sans convaincre les magistrats. Les enquêteurs soupçonnent eux un montage financier destiné à faciliter l’achat d’un appartement de 90 m2 dans le XVIe arrondissement de Paris pour un montant de 717.500 euros réglé comptant, qui fait l’objet d’une ordonnance.

Tout comme la résidence secondaire de l’ancien ministre de l’Intérieur dans le Maine-et-Loire, souligne le Parisien. Le quotidien explique que cette résidence a été perquisitionnée une semaine avant la prise de l’ordonnance par les policiers de l’Office anti-corruption. Aucun document n’aurait été saisi.