PACA: Trois ex-élus FN assignent le parti pour «chantage» aux indemnités

JUSTICE Les anciens élus Front national espèrent le remboursement de sommes qui leur auraient été illégalement ponctionnées pendant leur mandat, a-t-on appris vendredi auprès du TGI de Nanterre…

M. F avec AFP

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Marine Le Pen, le 4 mai 2017.
Marine Le Pen, le 4 mai 2017. — Thibault Camus/AP/SIPA

Lydia Schenardi, Laurent Comas et Sébastien Copin reprochent au parti de Marine Le Pen d’avoir prélevé sur leur compte plus de 30.000 euros chacun en cinq ans. Les trois ex-élus FN du conseil régional de  Provence-Alpes-Côte d’Azur ont dont assigné leur ancien parti en justice pour obtenir le remboursement de ses sommes, qui leur auraient été illégalement prises pendant leur mandat.

Les plaignants ont expliqué que pour pouvoir se présenter aux élections, tous les candidats ont dû signer « un engagement moral et politique », dont l’AFP a obtenu copie, par lequel ils s’engageaient « de façon irrévocable » à « respecter les engagements financiers contractés à l’égard du mouvement ». Chaque candidat devait ainsi donner « au trésorier national une autorisation de prélèvement automatique sur un compte bancaire approvisionné à cette fin ».

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Laurent Comas a affirmé à l’AFP avoir dû signer cet engagement « sous peine de ne pas être investi ». Il dénonce donc « une forme de chantage ». L’ancien secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône qui fustige un FN qui « rackette les élus » a expliqué avoir dû verser « 530 euros par mois sur (ses) indemnités ». De son côté, le Front national a annoncé une « plainte pour diffamation » en retour.