VIDEO. Frédéric Lefebvre quitte Les Républicains, dénonçant «un quarteron de généraux sectaires»

DEPART Frédéric Lefebvre, député sortant des Français de l’Etranger en Amérique du Nord, a fait 12,68 % au premier tour des législatives, loin derrière le candidat de REM qui fait 52,80 %…

Manon Aublanc avec AFP

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Frédéric Lefebvre, qui a annoncé qu'il quittait LR, en meeting à La Baule, le 3 septembre 2016.
Frédéric Lefebvre, qui a annoncé qu'il quittait LR, en meeting à La Baule, le 3 septembre 2016. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

L’ancien ministre Frédéric Lefebvre a annoncé, ce jeudi, qu’il quittait le parti Les Républicains, dénonçant « un quarteron de généraux sectaires » qui sont à sa tête, et affirmant avoir fait l’objet de « menaces », « y compris par Nicolas Sarkozy lui-même ».

« J’ai décidé de le quitter. C’est une décision que j’ai mûrement réfléchie, qui est à la fois douloureuse mais qui est en même temps libératrice », a affirmé sur France info Frédéric Lefebvre, député sortant des Français de l’Etranger en Amérique du Nord, nettement distancé au premier tour des législatives le week-end dernier.

« On a tenté de me museler, on m’a moqué, on m’a menacé dans ma famille politique »

Selon lui, cette décision de quitter le parti, dont il n’avait « prévenu personne », était « devenue incontournable ». « Et elle est libératrice, parce que je ne supportais plus que ces gens - et je pense à un quarteron de généraux sectaires qui sont à la tête des Républicains - parlent en mon nom ».

« On a tenté de me museler, on m’a moqué, on m’a menacé dans ma famille politique », a-t-il dénoncé. « C’est plus que des menaces d’ailleurs puisqu’elles ont été mises à exécution », a poursuivi l’ancien candidat à la primaire des Républicains, invoquant « des coupures de presse pour dire "Frédéric Lefebvre c’est un traître, […] il dialogue avec Emmanuel Macron" ».

« On n’hésite pas à aller jusqu’aux outrances extrémistes »

« Le tournant ça a été mon vote pour le Pacte de responsabilité » durant le quinquennat Hollande, a-t-il indiqué, « avec des menaces qui m’ont été faites, y compris pas Nicolas Sarkozy lui-même à Pasadena quand Carla [Bruni, épouse de l’ex-chef de l’Etat, ndlr] était venue donner un concert et que dans la loge j’ai subi ces menaces ».

Frédéric Lefebvre a longtemps été un proche de l’ancien président, dont il a même été secrétaire d’Etat, mais il s’en est depuis nettement éloigné, apportant même son soutien à Alain Juppé lors de la primaire de la droite l’an dernier. « Quand, à un moment, vous avez le sentiment que le parti dans lequel vous êtes est dévoyé, qu’on n’hésite pas à aller jusqu’aux outrances extrémistes, vous sentez qu’il y a quelque chose que vous devez rompre. C’est ce que je fais aujourd’hui », a-t-il conclu.