Législatives: Jean-Christophe Cambadélis regrette de ne pas avoir uni les socialistes

ELECTIONS Le premier secrétaire du PS craint une « défaite historique »…

20 Minutes avec AFP

— 

Le rassemblement, c'est pas si bien parti au PS. Jean-Christophe Cambadélis le 9 mai 2017 à Paris.
Le rassemblement, c'est pas si bien parti au PS. Jean-Christophe Cambadélis le 9 mai 2017 à Paris. — Jacques DEMARTHON / AFP
  • Le PS avance divisé avant le premier tour des législatives
  • Jean-Christophe Cambadélis pourrait perdre sa circonscription
  • Il regrette la « guerre » entre Benoit Hamon et Manuel Valls

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a exprimé des regrets ce lundi, à moins d’une semaine des élections législatives. « Ma part de responsabilité est de ne pas avoir maintenu l’unité de l’ensemble des socialistes, il y a d’autres responsabilités, on en parlera en temps et en heure », a expliqué sur CNEWS celui qui est candidat à Paris.

>> Lire aussi : Le PS appelle ses électeurs à voter à gauche pour contrer «un Premier ministre de droite»

« Je n’ai pas réussi à faire en sorte que les socialistes soient unis malgré mes demandes, mes discussions… », a-t-il déploré, poursuivant : « Je pense qu’aujourd’hui comme demain, s’il n’y a pas l’unité des socialistes et de l’ensemble de la gauche, il peut y avoir une déroute des socialistes dans une défaite historique de la gauche ». Jean-Christophe Cambadélis est concerné : il doit affronter Mounir Mahjoubi, candidat de La République en marche et membre du gouvernement, dans sa circonscription.

« On peut continuer comme ça pendant 30 ans »

« Nous faisons la guerre à celui qui est plus proche de nous par rapport à la droite et l’extrême droite », a déploré le député de Paris. A propos de Benoît Hamon, qui soutient le candidat communiste opposé à Manuel Valls aux législatives dans l’Essonne, « j’ai dit déjà que Benoît Hamon faisait à Manuel Valls ce que Manuel Valls lui avait fait » en votant pour Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle, a-t-il fait valoir.

>> Lire aussi : Un Parti socialiste plus divisé que jamais avant un scrutin à (très) haut risque

« On peut continuer comme ça pendant 30 ans, je ne pense pas que ce soit comme cela qu’on peut redresser la gauche », a-t-il prévenu.