Notre-Dame-des-Landes : Hulot promet de «remettre à plat» le dossier de l'aéroport

ECOLOGIE Le ministre de la Transition écologique était fermement opposé au projet...

Nicolas Raffin

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Nicolas Hulot à Valenton, le 19 mai 2017.
Nicolas Hulot à Valenton, le 19 mai 2017. — AFP

Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes va-t-il devenir un boulet pour Emmanuel Macron comme il l’a été pour François Hollande ? Dans le JDD du 28 mai, Nicolas Hulot apporte une réponse très diplomatique. Le ministre de la Transition écologique, opposant de longue date au projet, entend temporiser.

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A la question « Pourriez-vous rester au gouvernement si l’aéroport était construit ? », il répond : « Je ne suis pas dans la sommation (…) Nous allons remettre les choses à plat ». Le ministre, conformément à l’engagement d’Emmanuel Macron, promet une médiation de six mois pour « remettre les choses à plat ».

« C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités »

Pourtant, le 26 juin 2016, les habitants de Loire-Atlantique s’étaient prononcés à 55 % pour la construction de l’aéroport via un référendum. Le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, avait alors prévenu les occupants de la ZAD qu’ils devaient partir et que les travaux commenceraient à l’automne 2016. Quasiment un an après le référendum, aucun coup de pelle n’a encore été donné.

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Interrogé à l’époque sur le résultat du vote, Nicolas Hulot avait expliqué qu’il « s’inclinait » devant le verdict des urnes. « A partir du moment où il y a un référendum, qu’il a été massivement voté pour le oui, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités », avait-il affirmé, tout en arguant du fait que le périmètre du référendum n’était « pas représentatif ». L’opposant devenu ministre est maintenant en position de décider.