Affaire Richard Ferrand: Les révélations du «Canard» ne permettent pas d’ouvrir une enquête, estime le parquet de Brest

JUSTICE Le procureur dit avoir « procédé à une analyse juridique pour déterminer s’il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête »…

H. B. avec AFP

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Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion territoriale lors de son arrivée au Conseil des ministres à l'Elysée à Paris, le 24 mai 2017.
Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion territoriale lors de son arrivée au Conseil des ministres à l'Elysée à Paris, le 24 mai 2017. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Après le parquet national financier (PNF), c’est le parquet de Brest qui botte en touche… Les faits dénoncés mercredi par le Canard Enchaîné sur une affaire immobilière concernant la compagne de Richard Ferrand ne constituent pas une infraction et à ce titre ne permettent pas d’ouvrir une enquête, a annoncé ce vendredi le procureur de la République de Brest.

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Dans un communiqué, le procureur Eric Mathais dit avoir « procédé à une analyse juridique pour déterminer s’il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête ». « Au terme de celle-ci », conclut-il, « il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire ».

«Un signalement» de l'avocat du parti Les Républicains

«Le parquet national financier a fait connaître qu'il n'entendait pas se saisir de ces faits», rappelle le procureur de Brest dans son communiqué. Il annonce par ailleurs avoir «reçu ce 26 mai 2017 un signalement de l'avocat du mouvement politique Les Républicains livrant, au nom de son client, sa propre analyse des faits relatés par cet article», mais annonce n'être pas parvenu pour sa part aux mêmes conclusions.

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Dans son édition de mercredi, le Canard enchaîné a publié un article intitulé «La contribution de Richard Ferrand à la moralisation de la vie politique». Il y racontait comment en 2011 les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était alors le directeur général, avaient souhaité louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. L'entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre.