Attentat à Manchester: Georges Fenech réagit en s'en prenant à la loi sur la moralisation de la vie publique

REACTION « Il y a des mesures urgentes à prendre et ne pas se tromper de priorité », a estimé le député…

C. Ape. avec AFP
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Georges Fenech, député LR
Georges Fenech, député LR — ALAIN JOCARD / AFP

Vingt-deux personnes, dont des enfants, ont été tuées et 59 blessées dans un attentat suicide commis par un homme qui a activé un engin explosif à la sortie du concert pop d’Ariana Grande lundi soir à Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

Mais peu après les faits, le député LR Georges Fenech, spécialiste des questions de terrorisme, a choisi de dénoncer la loi de la moralisation de la vie publique, qui sera le premier texte présenter par le nouveau président Emmanuel Macron.

Le gouvernement appelé à « ne pas se tromper de priorité »

Ainsi, le député a encouragé sur Franceinfo « le nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron à ne pas se tromper de priorité ».

« Qu’est-ce qui est la priorité ? Est-ce que c’est de présenter une 13e loi de moralisation de la vie publique et de supprimer des emplois familiaux ou est-ce que le garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur ne doivent pas immédiatement mettre en œuvre les propositions qui étaient dans le programme d’Emmanuel Macron ?, a-t-il demandé. Nous avons aussi des propositions notamment au niveau des fichés S, expulser tous les étrangers radicalisés. Il y a des mesures urgentes à prendre et ne pas se tromper de priorité. »



« Attention à la poudre aux yeux »

Georges Fenech, député LR du Rhône, avait déjà mis en garde vendredi, à propos de cette loi, contre « la poudre aux yeux » et le risque de tomber « dans une suspicion de chaque instant ».

« Depuis 1993, il y a eu 12 lois de moralisation de la vie publique », a rappelé Georges Fenech sur CNews. « Attention à la poudre aux yeux », a-t-il lancé. « On peut toujours améliorer les choses à la marge, mais attention surtout à ne pas jeter le discrédit comme ça sur la fonction du parlementaire », a-t-il dit.

Le député sarkozyste avait été le premier à appeler au retrait du candidat François Fillon, après les révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope Fillon.