VIDEO. Gouvernement: Si les ministres sont battus aux législatives, ils devront démissionner de leur poste

PARI Pour l'Élysée, impossible pour les ministres candidats de garder leur poste s'ils sont défaits les 11 et 18 juin...

L.Gam. avec AFP

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La vice présidente du MoDem, Marielle de Sarnez et François Bayrou, président du parti lors de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron dans la salle des fêtes de l'Elysée, à Paris le 14 mai 2017.
La vice présidente du MoDem, Marielle de Sarnez et François Bayrou, président du parti lors de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron dans la salle des fêtes de l'Elysée, à Paris le 14 mai 2017. — Francois Mori / POOL / AFP

Dehors les losers ! L'Elysée vient d'envoyer un communiqué, quelques heures après la nomination du gouvernement d'Édouard Philippe, précisant que les ministres, candidats aux législatives, seront contraints de démissionner en cas de défaite dans leurs circonscriptions respectives.

Ainsi, Marielle de Sarnez, nommée aux Affaires européennes, et candidate à Paris, Bruno Le Maire, nouveau ministre de l'Économie et candidat dans l'Eure, Richard Ferrand qui a hérité de la Cohésion des territoires et se présente dans le Finistère, Annick Girardin, ministre des Outre-Mer et candidate à Saint-Pierre-et-Miquelon, Christophe Castaner, secrétaire d'État des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, candidat dans les Alpes-de-Haute-Provence, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique, qui se présente à Paris face à Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS.

Plus de passe-droit sur le cumul

En outre, le chef du gouvernement Edouard Philippe et le président du MoDem, François Bayrou, respectivement maires du Havre et de Pau, devront également démissionner de ces exécutifs locaux. Tous les membres du gouvernement devront se plier à cette règle comme Gérald Darmanin (Action et Comptes publics), actuellement maire LR de Tourcoing (Nord), toujours selon l'Elysée.

Jean-Yves Le Drian, qui avait été autorisé sous le quinquennat de François Hollande à cumuler des fonctions de ministre de la Défense avec celles de président de Conseil régional devra lui aussi cette fois-ci quitter la tête de la région Bretagne.