VIDEO. Législatives: «Le PCF a utilisé Mélenchon, c’est déloyal»

VOUS TÉMOIGNEZ Les Insoumis dénoncent l’attitude du Parti communiste après l’échec des pourparlers pour une alliance commune en vue des législatives…

Adrien Briand

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Pas d'accord entre le PCF et la France Insoumise
Pas d'accord entre le PCF et la France Insoumise — BORIS HORVAT - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
  • Les Insoumis dénoncent l'attitude du Parti communiste
  • Certains estiment cependant qu'une alliance pour les législatives n'aurait rien changé
  • Mais il ne faut pas refuser toute alliance pour autant

Malgré un rapprochement de la France insoumise et du Parti communiste et un échange de vues qui aurait pu déboucher sur une alliance pour les législatives de juin prochain, Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, a annoncé mardi qu’aucun accord n’avait été trouvé entre les deux formations. En cause selon lui, les « combinaisons sans principe » des communistes. Sur la page Facebook de 20 Minutes, les militants du mouvement ont dénoncé l’attitude des communistes.

«Mélenchon a raison » de ne pas avoir cédé aux demandes du PCF, assure d’entrée de jeu Sylvain, ragaillardi par le fait que son mouvement soit « plus fort que le PS » après la présidentielle. Même son de cloche chez Bertrand, qui explique : « La France Insoumise se bat pour des idées, on ne va pas commencer à faire des courbettes à d’autres partis et se soumettre à leurs idées en dépit des nôtres sous prétexte qu’ils vont nous apporter 1 ou 2 %. » Jérôme et Chloé, sont un peu plus acerbes. L’un pense que le PCF est un « groupuscule qui ne représente plus personne », quand Chloé dénonce l'utilisation de l'image de Mélenchon par le PCF, un comportement « absolument déloyal » pour elle.

« Il est dommageable que les deux forces s’opposent »

Toutefois, si certains ne souhaitaient pas non plus lâcher du lest, ils regrettent qu’une alliance n’ait pu avoir lieu. C’est le cas de Thanh, militant communiste de 2009 à 2014 ayant rejoint la France insoumise durant la présidentielle. Selon lui, « il y a une absence de cohérence politique du PCF », ce qui a en partie « mené à la mort du Front de gauche en 2016 ». « Il est dommageable que les deux forces s’opposent, d’autant qu’elles défendent à quelques mesures près le même programme. De plus, la pensée de me retrouver en face d’amis du PCF, ne me plaît pas vraiment », assure-t-il. Ce qui fait prédir à Paulo « un futur éclatement de La France insoumise ».

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« Il nous faudra faire des alliances »

Si cette absence d’accord concerne le Parti communiste, Renaud rappelle que la France insoumise « ne refuse personne à partir du moment où le candidat accepte de signer la charte et de défendre le programme de l’avenir en commun ». Résultat, une dizaine de candidats communistes ont malgré tout reçu le soutien du mouvement. L’objectif étant, in fine, d’obtenir 12,5 % des suffrages pour se maintenir au second tour. Et pour cela, « il nous faudra faire des alliances », indique Jennifer. Reste à savoir avec qui. 

 

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