Un ancien candidat FN aux municipales a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daesh

COLLABORATION Malaise pour le Front national...

Manon Aublanc

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Le siège du groupe franco-suisse Lafarge-Holcim, le 9 mars 2017 à Paris.
Le siège du groupe franco-suisse Lafarge-Holcim, le 9 mars 2017 à Paris. — Thomas SAMSON / AFP

Selon une information publiée ce mercredi par Mediapart, l’un des dirigeants du groupe cimentier Lafarge qui a supervisé les négociations financières avec l’organisation Etat islamique serait un ancien candidat FN aux dernières municipales à Paris.

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Le groupe Lafarge-Holcim fait déjà l’objet d’une plainte au pénal 

Jean-Claude Veillard, un ancien militaire, s’est présenté sous la bannière du Front national aux dernières municipales à Paris en 2014. Mais ce fervent supporter de Marine Le Pen est également l’actuel directeur de la sûreté de Lafarge-Holcim. Il aurait supervisé le marchandage financier entre le groupe cimentier et l’organisation Etat islamique, permettant au géant du béton de continuer son activité en Syrie en 2013 et 2014.

Une mauvaise publicité pour la candidate frontiste qui a fondé une grande partie de sa campagne sur « le laxisme » de ses adversaires politiques face au terrorisme islamisme. Une plainte concernant le groupe cimentier Lafarge-Holcim est déjà en cours pour « financement d’entreprise terroriste », « complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », « mise en danger délibérée d’autrui » et « exploitation abusive du travail d’autrui ». Par la suite, son ancien directeur général, Eric Olsen, a été renvoyé.

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