Pour Boutin, il n’y a pas la ville d’un côté et la banlieue de l’autre

URBANISME La ministre du Logement et de la Ville remet en cause le plan de sa secrétaire d’Etat Fadela Amara...

Avec agence

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La ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, a estimé lundi que la politique de la Ville "ne se résumait pas à la politique des banlieues" tout en précisant que "cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas un plan banlieue".
La ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, a estimé lundi que la politique de la Ville "ne se résumait pas à la politique des banlieues" tout en précisant que "cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas un plan banlieue". — Fred Dufour AFP

Discordance au ministère du Logement et de la Ville. La ministre Christine Boutin a estimé ce lundi que la politique de la Ville «ne se résumait pas à la politique des banlieues» tout en précisant que «cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas un plan banlieue».

Le plan «Egalité des chances» présenté le 22 janvier

Interrogée au sujet d'une interview donnée au journal «La Croix» daté de lundi où elle affirme «ne pas croire en un plan banlieue», Christine Boutin a tenu à affirmer qu'il n'y avait «ni contradiction ni difficultés entre Fadela Amara et moi».

La secrétaire d'Etat à la Ville, qui a organisé pendant l'été et l'automne une vaste consultation des banlieues, présentera le 22 janvier prochain les grandes orientations de son plan baptisé «Egalité des chances». Lors de ses vœux à la presse, Nicolas Sarkozy avait annoncé lors des voeux de rentrée qu'il exposerait « un plan extrêmement ambitieux en faveur des banlieues au début du mois de février ».

«Ma responsabilité est de regarder la Ville dans sa globalité», estime pour sa part Christine Boutin, selon laquelle «il ne faut pas opposer les quartiers les uns aux autres mais au contraire développer les solidarités humaines».

«Habitat indigne dans les centres anciens» aussi

«Les propositions que va faire Fadela Amara ne peuvent que s'intégrer dans cette vision globale de la Ville. La phrase de “La Croix” est sortie de son contexte», a-t-elle affirmé. Pour la ministre, les programmes de rénovation urbaine ne doivent «pas toucher que les périphéries des villes» mais concerner aussi «les centres anciens où il y a aussi de l'habitat indigne», a-t-elle encore dit, soulignant qu'elle voulait «porter une vision globale de la Ville».