Hollande et Bayrou boycottent les vœux de Sarkozy aux parlementaires

POLITIQUE Le Premier secrétaire du PS et le président du Mouvement démocrate...

Avec agence

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Le concept de "laïcité positive" avancé par Nicolas Sarkozy "remet en cause la conception de la laïcité républicaine" et favorise un retour à la religion "opium du peuple" dénoncée par Karl Marx, estime François Bayrou dans un entretien a paraître mercredi dans Le Figaro.
Le concept de "laïcité positive" avancé par Nicolas Sarkozy "remet en cause la conception de la laïcité républicaine" et favorise un retour à la religion "opium du peuple" dénoncée par Karl Marx, estime François Bayrou dans un entretien a paraître mercredi dans Le Figaro. — Pierre Andrieu AFP/Archives

Une désertion remarquée. Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a indiqué ce mercredi qu'il n'irait pas aux vœux de Nicolas Sarkozy aux parlementaires en fin d'après-midi, mais que certains de ses proches s'y rendraient.

Contre «les grand messes»

«Je n'irai pas personnellement, d'abord parce que j'ai des engagements et puis ensuite parce qu'étant favorable à la séparation entre les religions et l'Etat, les grands messes ne sont pas exactement mon genre de beauté», a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques, interrogé lors de ses vœux à la presse.

Idem pour le premier secrétaire du PS François Hollande, qui a indiqué qu'il ne sy rendrait pas car le président de la République n'a, selon lui, «pas à convoquer le Parlement à l'Elysée». «Nous enverrons une délégation» mais «je trouve que ce n'est pas la bonne manière de faire», a-t-il déclaré sur France 2.

Le chef de l'Etat a cette année convié l'ensemble des parlementaires pour leur présenter ses voeux alors qu'habituellement seuls sont invités les membres des bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat.

«Ce qu'il veut, c'est lui-même venir au Parlement»

«Si Nicolas Sarkozy a à s'adressser aux Français il le fait, s'il a à s'adresser aux Corps constitués, il le fera, mais il ne convoque pas à l'Elysée le Parlement», s'est insurgé le premier secrétaire du PS. Selon lui, «ça indique bien quelle est son intention dans la réforme des institutions. Ce qu'il veut, c'est lui-même venir au Parlement» car «c'est le seul lieu qui lui manque».