Emmanuel Macron dit n’avoir qu’en faire du soutien de Hollande

PRESIDENTIELLE En marge d’une visite à Toulouse, le candidat d’En Marche a décoché de nouvelles flèches contre le prédisent de la République…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche, à Paris le 13 avril 2017.
Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche, à Paris le 13 avril 2017. — Alfonso Jimenez/Shutter/SIPA

A dix jours du premier tour, François Hollande n’a toujours pas clairement apporté son soutien à l’un des candidats à la présidentielle.Il semble envoyer des signaux en faveur d’Emmanuel Macron au détriment du candidat socialiste Benoît Hamon, mais rien de très clair.

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Qu’il « préside jusqu’à la dernière seconde »

De son côté, Emmanuel Macron assure n’en avoir que faire. Jeudi, en marge d’une visite d’un EHPAD près de Toulouse, le candidat d’En Marche a estimé que ni ses « concitoyens », ni « les candidats » n’attendaient la position politique du chef de l’Etat en vue de l’élection présidentielle.

A la place, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée s’attend plutôt à ce que le président « préside, jusqu’à la dernière seconde ». « Notre pays est soumis à des divisions profondes, est en état d’urgence et donc le président, jusqu’à la dernière seconde, il présidera », a-t-il insisté.

Emmanuel Macron est également revenu avec acidité sur le propos de François Hollande rapporté par l’hebdomadaire Le Point, selon lequel l’ascension de l’ancien ministre de l’Economie n’était le fruit que d’un « concours de circonstances ».

« Ce que nous portons c’est une rupture »

« La vie politique est en plein bouleversement. J’entendais des commentaires politiques qui parlaient de concours de circonstances », a-t-il relevé. « S’agissant de ma campagne, c’est une profonde erreur et les gens de gauche comme de droite ne veulent pas voir ce qui est en train de se passer », a-t-il assuré.

« Ce que nous portons c’est une rupture, un changement profond des pratiques de la vie politique et de son organisation. Ils ne veulent pas comprendre, qu’importe ! Les gens comprennent », a conclu Emmanuel Macron.