Assistants parlementaires du FN: Louis Aliot n’aurait échangé qu’un SMS avec son assistant… pourtant rémunéré 31.000€

JUSTICE Le député frontiste n’a pas été en mesure de fournir des preuves du travail de Laurent Salles, qu’il a pourtant employé entre juillet 2014 et février 2015…

H. B.

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Louis Aliot, Florian Philippot et, de dos, Marine Le Pen, au Parlement européen, en décembre 2015.
Louis Aliot, Florian Philippot et, de dos, Marine Le Pen, au Parlement européen, en décembre 2015. — FREDERICK FLORIN / AFP

L’enquête sur l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants du FN au Parlement européen se poursuit, et les agents de l’OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) chargés du dossier, vont de découverte en découverte.

Un cas intrigue particulièrement les enquêteurs : celui de Laurent Salles, l’assistant parlementaire européen du vice-président du FN Louis Aliot, entre juillet 2014 et février 2015, révèle L’Obs.

Pas de preuve du travail de son assistant

Selon les policiers, l’assistant parlementaire n’aurait échangé qu’un seul SMS avec son employeur Louis Aliot entre juillet 2014 à février 2015. En dehors de ce message envoyé le 5 septembre à 14h38, on ne retrouve pas de trace d’un courrier, ni même d’un e-mail entre l’assistant et le député du Front national. Laurent Salles aurait pourtant été rémunéré 31.000 euros par le Parlement européen pour ses fonctions auprès de Louis Aliot.

>> A lire aussi : Information judiciaire ouverte sur les assistants du FN au Parlement européen

Une anomalie « susceptible de caractériser la nature fictive de l’activité parlementaire européenne de Laurent Salles », selon les enquêteurs de l’OCLCIFF.

Selon L’Obs, Louis Aliot n’a pas été en mesure de fournir des preuves du travail de son assistant lors de ces huit mois de contrat, indiquant simplement devant le Parlement européen qu’il était « en charge de son agenda ». Ni Laurent Salles ni Louis Aliot n’ont pour le moment été entendus par la justice.