Florian Philippot accuse Martin Schulz d'avoir lancé l'affaire des assistants parlementaires européens

POLEMIQUE Florian Philippot affirme que c’est l’ex-président du Parlement européen qui a soulevé le lièvre…

20 Minutes avec AFP

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Florian Philippot, le 2 décembre 2016 à Paris.
Florian Philippot, le 2 décembre 2016 à Paris. — N.MESSYASZ/SIPA

« On sait qui (a informé la presse) », a dit Florian Philippot sur CNews, « il est venu devant toutes les caméras de France ». Pour le numéro 2 du FN, il n’y a aucun doute. Si son parti et notamment sa candidate à l' élection présidentielle est empêtrée dans des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, c’est la faute de Martin Schulz.

Il a affirmé que le président des sociaux-démocrates allemands avait « inventé » cette règle. « Un beau jour, il (Martin Schulz, ndlr) est venu avec une liste et il a dit qu’on ne pouvait pas être collaborateur parlementaire d’un député européen FN et en même temps avoir une responsabilité dans le parti », a affirmé Florian Philippot. « 30 autres députés français de gauche, de droite et du centre faisaient la même chose », a-t-il insisté.

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Normal d’avoir « le droit d’être militant et assistant parlementaire »

Refusant toute accusation de détournement de fonds publics, le vice-président du FN a ajouté qu’il était « normal » qu’on ait « le droit d’être militant et assistant parlementaire » d’un député.

Pour rappel, le FN et sa présidente Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, sont soupçonnés d’avoir eu recours à des emplois fictifs d’une vingtaine d’assistants à Strasbourg. Le Parlement européen a lancé des procédures de recouvrement pour un total de 1,1 million d’euros, par le biais de prélèvements sur les indemnités de six eurodéputés frontistes, dont Marine Le Pen (environ 340.000 euros) et son père, Jean-Marie Le Pen (environ 320.000 euros).

Dans le cadre de l’enquête instruite à Paris, deux assistants parlementaires, dont l’une des plus proches collaboratrices de Marine Le Pen, Catherine Griset, ont été mis en examen. Marine Le Pen a elle-même été convoquée en vue d’une possible mise en examen, mais elle a invoqué son immunité parlementaire pour refuser d’y répondre.