Macron a rencontré un représentant de la communauté asiatique soupçonné d'être un espion chinois

PARIS Alors qu'il recevait la famille de Shaoyao Liu, le candidat à la présidentielle a rencontré un représentant associatif que la DGSI considérerait comme un agent de Pékin...

L.B.

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Emmanuel Macron, le leader d'En Marche !
Emmanuel Macron, le leader d'En Marche ! — ERIC FEFERBERG / AFP

D’après nos confrères du Parisien, la rencontre entre Emmanuel Macron et les proches de Shaoyao Liu, quinquagénaire chinois tué le 26 mars par un policier à son domicile, aurait dû rester secrète. Mais des journalistes chinois en ont fait état, publiant la photo de la rencontre.

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Pourtant, ce n’est pas la tenue de cette rencontre entre le candidat d’En Marche ! et la famille du défunt, victime pour ses proches d’une bavure ou abattu, selon les forces de l’ordre, par un policier en état de légitime défense, qui crée la polémique ce dimanche. C’est la présence relevée par Le Parisien, parmi les associatifs assistant à l’entretien, de Jacques Sun.

Président du Conseil représentatif des associations asiatiques de France, le chef d’entreprise serait, à en croire une note confidentielle de la DGSI que s’est procurée le quotidien, un agent d'influence au service de Pékin. Selon les sources du Parisien, Sun serait susceptible de rapporter immédiatement la teneur de ses entretiens aux autorités chinoises.

Interlocuteur légitime

L’intéressé dément catégoriquement être un espion, se présentant comme un membre fondateur « totalement bénévole et apolitique » du Craaf. L’entourage de Macron reconnaît, de son côté, être au courant des soupçons entourant l’homme mais insiste sur le fait que, représentant la communauté asiatique, « on ne peut pas renoncer à écouter cette communauté sous prétexte que celui qui la représente est l’objet de soupçons ».