Présidentielle: La faiblesse de Hamon nécessite de «prendre ses responsabilités», dit Valls devant ses soutiens

DECLARATIONS L’ancien Premier ministre a critiqué « l’erreur de campagne »…

Manon Aublanc avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron à la sortie du conseil des ministres le 9 mars 2016 à l'Elysée à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron à la sortie du conseil des ministres le 9 mars 2016 à l'Elysée à Paris — ALAIN JOCARD AFP

La faiblesse dans les sondages du candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, implique de « prendre ses responsabilités », a affirmé ce mardi devant ses soutiens l’ex-Premier ministre PS, Manuel Valls, faisant ainsi un pas de plus vers un soutien à la candidature d’Emmanuel Macron.

L’ancien chef du gouvernement a fait ce sous-entendu en faveur d’un vote Macron, inédit jusque-là, devant quelque « 80 parlementaires », selon des participants à cette réunion de vallsistes organisée à huis clos à l’Assemblée nationale.

Une mauvaise stratégie de campagne, selon Valls

Évoquant une « campagne très indécise », avec « rien de calé dans l’électorat », Manuel Valls a souligné, lors de cette réunion entamée à 17 heures, « l’incertitude sur le premier tour » et le « très haut niveau du FN », a rapporté l’un d’entre eux. Il a critiqué l'« erreur de campagne » de Benoît Hamon, dont la stratégie « consiste à courir après Mélenchon et taper Macron », selon la même source.

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Pour l’ancien Premier ministre, cette situation « nécessite » de « prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré, sans toutefois dire explicitement qu’il comptait voter pour son ancien ministre de l’Économie.

Hamon en baisse, Macron en haut des sondages

Benoît Hamon, large vainqueur fin janvier devant Manuel Valls au second tour de la primaire socialiste élargie, apparaît en nette baisse ces derniers jours dans les sondages, avec 10 % d’intentions de vote dans certains cas, son niveau le plus bas depuis sa nette victoire à la primaire.

Emmanuel Macron ressort dans les sondages récents en tête des intentions de vote, autour de 25 %, proche, voire parfois légèrement devant la candidate frontiste Marine Le Pen.