Assurance-chômage: Le Medef se dit prêt à augmenter les cotisations patronales

AUGMENTATION Les précédentes négociations avaient échoué…

Manon Aublanc avec AFP
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Syndicats et représentants du Medef lors des négociations sur l'assurance chômage le 1 février 2017
Syndicats et représentants du Medef lors des négociations sur l'assurance chômage le 1 février 2017 — MARTIN BUREAU / AFP

Le conseil exécutif du Medef a donné, ce lundi, son aval pour proposer, lors de l’ultime séance de négociation sur l’assurance chômage de mardi, d’augmenter la cotisation chômage des employeurs de 0,05 point, rapporte l’organisation patronale.

En contrepartie, le Medef demande la suppression de la surtaxation des CDD courts (sauf CDD d’usage), décidée en 2013, et une baisse de 0,05 point de la cotisation des entreprises à l’AGS, le régime de garantie des salaires.

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Le Medef demande à l’Etat de « prendre ses responsabilités »

« On essaye de trouver une solution qui permette de continuer la baisse du coût du travail qui est absolument fondamentale », explique le Medef. « L’idée, c’est d’avoir quelque chose de stable, qu’il n’y ait pas de hausse du coût du travail et qu’on puisse sortir de la logique mortifère où on dit que le problème ce sont les contrats courts ».

« Tout cela sera conditionné à la participation de l’Etat aux efforts ». L’organisation patronale va demander à l’Etat de « prendre ses responsabilités sur tout ce qui concerne les frontaliers, les intermittents » et de reprendre « à sa charge ce qui dépend de ses décisions ».

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Les précédentes négociations avaient échoué

Cette proposition est censée ouvrir la voie à un accord entre patronat et syndicats sur les nouvelles règles du régime d’indemnisation des chômeurs, qui perd environ 4 milliards d’euros par an et affiche une dette de 30 milliards d’euros. Les précédentes négociations, en juin 2016, avaient échoué, la principale organisation patronale ayant fait d’une hausse du coût du travail une ligne rouge.

Faute d’accord, les règles de l’actuelle convention, que le gouvernement avait prolongées l’été dernier, continueront de s’appliquer. Et s’il y a accord, les équipes d’Emmanuel Macron et de François Fillon ont prévenu qu’elles ne l’agréeraient pas forcément.