«Bienvenue place Beauvau»: Valérie Pécresse veut porter plainte pour avoir été «victime d'une tentative de déstabilisation»

POLITIQUE La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a réagi ce samedi sur Facebook à la lecture du livre «Bienvenue Place Beauvau »…

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse, le 19 janvier 2016.
Valérie Pécresse, le 19 janvier 2016. — Nicolas Datiche/SIPA

« La nausée », c’est le titre du message posté ce samedi par Valérie Pécresse sur sa page Facebook. La présidente LR de la région Ile-de-France y explique avoir demandé à son avocat Thibault de Montbrial « de saisir la justice et de porter plainte notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l’enquête et violation du secret professionnel ». Une décision prise à la suite de la lecture de Bienvenue place Beauvau, un livre dévoilant les secrets de la police durant le mandat de François Hollande.

« Le renseignement aura mis moins d’une heure à être exploité politiquement »,

Le 22 septembre, le fils de Valérie Pécresse avait été interpellé dans le XVe arrondissement de Paris avec quatre grammes de cannabis sur lui.

Les auteurs du livre - Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé - affirment que cette information est très vite remontée au sommet de la hiérarchie policière et qu’un des collaborateurs du président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS), battu par Valérie Pécresse aux régionales de décembre 2015, en a aussitôt informé « ses contacts journalistes ».

« Le renseignement aura mis moins d’une heure à être exploité politiquement », écrivent-ils, alors que Valérie Pécresse avait fait de la lutte contre la consommation de cannabis un de ses thèmes de campagne.

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« MM. Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes »

Sur sa page Facebook, Valérie Pécresse se dit « frappée de stupeur » à la lecture de ce livre « d’apprendre que j’aurais été victime d’une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée avec la complicité d’un directeur de la préfecture de police, proche de Manuel Valls, Premier ministre à l’époque, et d’un conseiller de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

« MM. Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre qui, s’ils sont avérés, déshonorent la politique et abîment la démocratie », ajoute-t-elle.