Présidentielle: En meeting à Biarritz, François Fillon accuse la gauche de vouloir le «tuer»

ACCUSATION François Fillon persiste et signe en continuant d'accuser la gauche de tous ses malheurs...

Manon Aublanc avec AFP

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François Fillon, peu avant son meeting à Biarritz, le vendredi 24 mars 2017.
François Fillon, peu avant son meeting à Biarritz, le vendredi 24 mars 2017. — Bob Edme/AP/SIPA

En meeting à Biarritz, ce vendredi, le candidat LR à la présidentielle a accusé la gauche de vouloir « tuer Fillon », après avoir accusé, jeudi, François Hollande d’être à la tête d’un « cabinet noir » orchestrant les affaires judiciaires contre lui.

François Fillon cible Hollande et la gauche

« Je connais la logique du système médiatique qui marche aux rumeurs et aux scandales. Mais je vois aussi les manigances politiques : mardi, de façon quasi ordonnée, Hollande, Macron et le PS ont réclamé mon retrait et donc la disparition de la droite et du centre de l’élection présidentielle. La seule façon de sauver la gauche, c’est de tuer Fillon », a lancé le candidat des Républicains devant une assistance d’environ 2.000 personnes relativement atone.

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La veille, sur France 2, François Fillon avait évoqué l’ancien Premier ministre socialiste Pierre Bérégovoy, mis en cause dans une affaire de prêt et qui s’est suicidé en 1993. Le candidat des Républicains avait également dénoncé un « scandale d’Etat », accusant François Hollande d’organiser à la tête d’un « cabinet noir » les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires. Le chef de l’Etat a répliqué ce vendredi, jugeant le candidat de la droite « au-delà, ou en deçà » de la « dignité » et de la « responsabilité » à observer pendant une élection présidentielle.

François Fillon n’a jamais « un tel déchaînement »

« Vous êtes ici parce que ce qui est en jeu, c’est le redressement de la France. C’est cette bataille que j’ai engagée avec vous, mais tout est fait pour réduire l’enjeu à ma personne. Jamais dans la Ve République on n’a vu un tel déchaînement contre un homme. Un tremblement de terre pourrait avoir lieu à Paris que cela continuerait », a poursuivi l’ancien Premier ministre.

Lors d’un discours d’une demi-heure, en présence de son père, le candidat de la droite s’est ensuite appliqué à dénoncer les projets de ses adversaires. « Le projet de Jean-Luc Mélenchon, c’est 173 milliards de dépenses en plus. Le projet de Madame Le Pen, c’est 150 milliards de dépenses d’euros supplémentaires. Le projet de Benoît Hamon, c’est 71 milliards de dépenses supplémentaires », a-t-il énuméré.

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Quant à Emmanuel Macron, il « est un peu partout et un peu nulle part : il veut réduire les déficits sans vraiment les réduire. Il veut des négociations sur les 35h sans toucher aux 35h. Il veut réformer l’ISF mais à moitié. Il veut rétablir le service national mais juste pour un mois. Il est pour le libéralisme et tout contre, pour le socialisme et tout contre. Tout cela me rappelle quelqu’un : François Hollande ! ».