Ségolène Royal candidate à la direction du Pnud

ONU Pour ce poste au Pnud, Ségolène Royal dit avoir été «encouragée par beaucoup de pays côtoyés pendant la COP, notamment des pays africains»…

20 Minutes avec AFP

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Segolène Royal le 2 octobre 2009
Segolène Royal le 2 octobre 2009 — REUTERS

A moins d’un mois de l’élection présidentielle, la ministre de l’Environnement est-elle déjà en train de préparer son avenir ?  Ségolène Royal a déposé sa candidature à la direction du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), la plus grande agence de l’ONU, basée à New York, a-t-elle confirmé vendredi à l’AFP.

« C’est une candidature dans la continuité de la COP21 », la conférence de l’ONU sur le climat organisée par la France fin 2015, a-t-elle dit.

Un des postes les plus influents du système onusien

« L’international m’a toujours intéressée. Je me suis bien impliquée dans la COP et j’ai envie de continuer sur ce sujet, » explique la ministre, qui sort aussi un livre, Manifeste pour une justice climatique (qu’elle dédicacera samedi et dimanche au Salon Livre Paris).

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Ségolène Royal avait laissé entendre depuis plusieurs mois qu’elle pourrait briguer ce poste, un des plus influents du système onusien, sans toutefois le confirmer.

« Je ne quitte pas la politique française », a pour autant assuré l’ancienne candidate du PS à la présidentielle en 2007.

Des auditions à venir

Pour ce poste au Pnud, Ségolène Royal dit avoir été « encouragée par beaucoup de pays côtoyés pendant la COP, notamment des pays africains ». « Ce qui me plaît est d’avoir une capacité d’action, de conviction, de négociation, de convergence », explique-t-elle, tout juste rentrée de New York où elle a assisté jeudi à l’ONU à un événement sur « climat et développement durable ».

Depuis l’accord climatique de Paris, la ministre de l’Environnement s’est notamment mobilisée sur sa ratification (137 pays à ce jour) et sur la question des énergies renouvelables en Afrique, où elle s’est souvent rendue.

Le Pnud, présent dans 170 pays, est dirigé depuis 2009 par l’ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, dont le 2e mandat se termine mi-avril.

Les auditions des candidats devraient intervenir rapidement, pour une prise de fonction à l’été, selon Ségolène Royal.

L’administrateur est désigné, pour quatre ans, par le secrétaire général Antonio Guterres, nomination qui doit ensuite être confirmée par l’Assemblée générale de l’ONU.