Justice: Le procès du «Sarko Boy», Boris Boillon, pour blanchiment a été reporté en mai

PROCES L’ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie est accusé de blanchiment…

Manon Aublanc avec AFP

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L'ancien ambassadeur français en Tunisie, Boris Boillon, le 17 février 2011 à Tunis, lors d'une conférence de presse où il refusa de répondre à plusieurs questions de journalistes tunisiens.
 
L'ancien ambassadeur français en Tunisie, Boris Boillon, le 17 février 2011 à Tunis, lors d'une conférence de presse où il refusa de répondre à plusieurs questions de journalistes tunisiens.   — AFP PHOTO / FETHI BELAID

Le procès du diplomate, surnommé « James Bond » ou « Sarko boy », Boris Boillon, a été reporté ce jeudi au mois de mai. Le plus jeune diplomate de France a été interpellé le 31 juillet 2013 avec 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide alors qu’il prenait un train pour Bruxelles.

Son franc-parler peu usité dans les milieux diplomatiques et une succession de maladresses avaient entaché sa carrière au Quai d’Orsay, qui l’avait finalement suspendu en novembre 2016.

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Reporté à cause de « la complexité du dossier »

L’ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie doit être jugé pour « blanchiment de fraude fiscale », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux » et « manquement à l’obligation déclarative de transfert de capitaux ». La demi-journée initialement prévue pour juger Boris Boillon a été jugée insuffisante par le tribunal correctionnel de Paris, au regard de « la complexité du dossier ». Les débats se tiendront donc lundi 22 mai et mardi 23 mai, a annoncé le président de la 11e chambre Peimane Ghaleh-Marzban.

« Monsieur Boillon n’opposera pas son droit au silence, il veut s’expliquer et mettre à bas les fantasmes du parquet », a lancé Me Jean Reinhart, l’avocat de l’ancien conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy. Le golden-boy de 47 ans, a dit n’avoir « pas d’activité », étant « suspendu » du ministère des Affaires étrangères : « Je suis contraint à rester en lévitation » jusqu’au règlement de cette affaire.

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Activités professionnelles privées 

Boris Boillon avait expliqué aux enquêteurs que ces sommes provenaient de ses activités professionnelles privées en Irak et que ces prestations étaient rémunérées en liquide du fait des carences du système bancaire irakien. Les investigations n’ont pas permis de retracer l’origine des espèces, selon une source proche de l’enquête.

La justice le soupçonne également de les avoir éludées au fisc et d’avoir produit de faux justificatifs. Sa défense assure au contraire que « ces sommes ont dûment été enregistrées et déclarées par sa société de conseil Spartago », contestant toute fraude, blanchiment de fraude ou abus de bien social au détriment de Spartago.