Marine Le Pen va rencontrer ce vendredi des hauts responsables parlementaires russes

RENCONTRE La candidate d’extrême droite est favorable à un rapprochement avec la Russie…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen le 9 décembre 2016 à Paris.AFP PHOTO / MARTIN BUREAU
Marine Le Pen le 9 décembre 2016 à Paris.AFP PHOTO / MARTIN BUREAU — AFP

La présidente du Front National, Marine Le Pen, est attendue ce vendredi à Moscou où elle doit rencontrer de hauts responsables parlementaires russes, explique l’AFP.

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, la candidate à l'élecion présidentielle , favorable à un rapprochement avec la Russie, doit participer aux travaux de la commission des Affaires étrangères de la Douma, la chambre basse du Parlement, puis rencontrer son président Viatcheslav Volodine, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Assemblée, Konstantin Tarassov.

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Terrorisme et coopération franco-russe au centre de la rencontre

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, Leonid Sloutski, a précisé aux agences russes que Marine Le Pen se rendait en Russie à son « invitation personnelle ». Sa visite portera notamment sur « la lutte contre le terrorisme et les questions liées à la coopération franco-russe », selon lui.

Marine Le Pen est venue à plusieurs reprises en Russie et fait l’objet d’une couverture médiatique très favorable de la part des médias d’Etat. Elle fait partie des politiciens européens qui prônent un rapprochement avec Vladimir Poutine et qui approuvent l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 par la Russie.

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La Russie accusée de soutenir les candidats europhobes

En 2014, une banque privée russe, qui a depuis fait faillite, avait prêté 9 millions d’euros au FN, suscitant des soupçons de volonté du Kremlin de soutenir le parti de Marine Le Pen. Le principal parti d’extrême droite en France avait alors expliqué que les banques françaises avaient refusé de lui prêter de l’argent.

La Russie est accusée de chercher à promouvoir des candidats europhobes, notamment populistes, dans les scrutins sur le Vieux Continent. Le Kremlin a vu d’un bon œil le Brexit en Grande-Bretagne et l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé jeudi que Marine Le Pen n’était pas une « populiste » mais une « réaliste » ou une « antimondialiste ».