VIDEO. Démission de Bruno Le Roux: Qui est Matthias Fekl, le nouveau ministre de l'Intérieur?

GOUVERNEMENT Matthias Fekl a été nommé ce mardi ministre de l'Intérieur après la démission de Bruno Le Roux...

L.C. avec AFP

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Matthias Fekl le 5 juillet 2016 à Paris.
Matthias Fekl le 5 juillet 2016 à Paris. — ERIC PIERMONT / AFP

Il prend du galon, à nouveau à la faveur d’une démission. Matthias Fekl a été nommé ministre de l’Intérieur ce mardi après le départ de Bruno Le Roux, forcé de quitter la place Beauvau après les révélations sur le travail de ses filles comme assistantes parlementaires.

Agé aujourd’hui de 39 ans, il avait obtenu son premier maroquin ministériel à 36 ans, après la démission de Thomas Thévenoud, en plein démêlés avec le fisc. Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur obtient donc son premier ministère régalien.

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Pur produit des grandes écoles françaises

Né à Francfort d’un père allemand et d’une mère française, tous deux enseignants, il a grandi à Berlin avant de rejoindre Paris pour ses études, et a conservé la double nationalité française et allemande. Le jeune député élu en 2012 dans le Lot-et-Garonne est sorti de l’ombre il y a un an avec l’affaire Cahuzac, l’ex-ministre du Budget étant à l’époque élu dans ce département. Le premier secrétaire fédéral (depuis novembre 2012) avait dû gérer localement sa succession compliquée.

Ce pur produit des grandes écoles françaises (Normale sup, Sciences Po et ENA), qui a exercé comme magistrat administratif entre 2005 et 2010, maîtrise les rouages politiques : Il a été entre 2010 et 2011 directeur de cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président du groupe PS au Sénat, puis son conseiller à la présidence de la Haute assemblée jusqu’en 2012.

Spécialiste des sujets d’immigration

Membre duParti socialiste depuis 2001, Matthias Fekl a aussi soigné son ancrage local : Un temps maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, il s’implante sur une terre proche, devenant adjoint au maire de Marmande de 2008 à 2012. Il est resté conseiller régional d’Aquitaine. Au Parti socialiste, il est secrétaire national à la laïcité, aux institutions et au renouveau démocratique et membre du bureau national. A l’Assemblée, il est membre de la commission des lois, mais s’y implique peu. Spécialiste des sujets d’immigration, il a été l’auteur, en mai 2013, d’un rapport au Premier ministre, qui préconisait notamment de généraliser les titres de séjour de quatre ans pour faciliter la vie des étrangers et désengorger les préfectures.

Son engagement dans le think tank « A gauche en Europe » à partir de 2003 l’avait rapproché de Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici. Avec Olivier Ferrand et sa fondation Terra Nova, il avançait dès 2008 l’idée de primaires socialistes. Initialement pro-DSK, il avait choisi de soutenir François Hollande dans sa candidature à la primaire. Matthias Fekl s’est impliqué dans la campagne de Benoît Hamon, vainqueur de la primaire socialiste. Il fait notamment partie de son conseil politique. Il est également conseiller régional d’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, depuis décembre 2015.