Assistants parlementaires: Quand Bruno Le Roux taclait François Fillon

POLEMIQUE Le ministre de l’Intérieur s’est défendu de toute ressemblance avec l’affaire Fillon...

C. Ape. avec AFP

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 Bruno Le Roux, le 25 juin 2016 à l'Elysée
Bruno Le Roux, le 25 juin 2016 à l'Elysée — Yann Bohac/SIPA

Bruno Le Roux, qui a employé ses deux filles adolescentes comme collaboratrices parlementaires, avait il y a deux mois un avis très tranché sur l’emploi par les parlementaires de membres de leur famille.

« Ça ne devrait pas être autorisé », avait déclaré le ministre de l’Intérieur sur RTL le 25 janvier. « Je pense qu’il devrait y avoir une règle simple dans ce cas de figure, qui est que ce ne doit pas être autorisé. […] L’emploi de leur famille par les parlementaires peut bien entendu prêter à confusion, cela peut prêter à suspicion », avait-il lancé à la radio.

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Pas de ressemblance avec l’affaire Fillon, affirme Le Roux

Selon l’émission Quotidien, le locataire de la place Beauvau a employé ses filles, alors qu’elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros. Elles n’avaient, lors des premiers contrats, que 15-16 ans.

Certains CDD ont pu avoir lieu en même temps que des stages en entreprise ou sur le temps universitaire, à l’été 2013 pour l’une des filles, 20 jours en mai 2015 pour l’autre, affirme l’émission de Yann Barthès.

Le ministre de l’Intérieur s’est défendu de toute ressemblance avec l’affaire Fillon, qu’il avait indirectement et sans le citer, taclé avec ses déclarations.

Cazeneuve prône l’exemplarité, sans citer Le Roux

Bernard Cazeneuve a déclaré mardi que « lorsqu’on est attaché à l’autorité de l’Etat, on est impeccable face aux institutions et aux règles qui les régissent ». « Sans quoi l’autorité de l’Etat est abaissée et l’autorité de l’Etat ça commence par cette exigence et par cette rigueur », a poursuivi le Premier ministre, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) à Paris, en l’absence de Bruno Le Roux qui devait initialement y participer.