Affaire Le Roux: Le ministre de l'Intérieur démissionne, Matthias Fekl le remplace

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O.G et M.A

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Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl
Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L’ESSENTIEL

  • Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a employé ses filles, alors qu’elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros.
  • Le ministre de l’Intérieur a été reçu par François Hollande et Bernard Cazeneuve à 14h30.
  • Le parquet financier a ouvert une enquête préliminaire sur l’emploi de ses deux filles.
  • Bruno Le Roux a annoncé sa démission peu après 18h, et l’Elysée a annoncé la nomination Place Beauvau de Matthias Fekl, jusqu’alors secrétaire d’Etat chargé du Commerce.

 

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22h45 : « Lui, il s’en va »

La une de Libération, avec un message pas vraiment subtil adressé à François Fillon et Marine Le Pen.

 

19h50 : Après la démission de Bruno Le Roux, les réactions des politiques de tout bord s’enchaînent

A gauche, Jean-Christophe Cambadélis « respecte » la décision de l’ancien ministre de l’Intérieur, tout en faisant référence à François Fillon, qui maintient sa candidature.

A l’extrême droite, on se réjouit de cette annonce en parlant de « la fin d’une agonie ».

Robert Ménard a, lui aussi, fait référence au maintien de la candidature de François Fillon. 

Chez les centristes, Hervé Morin se questionne sur les privilèges à vie des anciens ministres de l’Intérieur.

 

19h35 : A lire sur 20 Minutes

Après avoir occupé le poste de secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl vient tout juste d'être nommé ministre de l'Intérieur. Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article sur l'homme qui remplace Bruno Le Roux

19h05: La démission de Bruno Le Roux, la chute d'un Hollandais historique

Il y a encore quelques semaines, Bruno Le Roux s’exprimait ainsi au micro de RTL sur l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire, en estimant que «cela ne devrait pas être autorisé». Depuis, les révélations de Quotidien l’ont plongé dans la tourmente et contraint ce mardi à la démission. Retour sur le parcours de ce Hollandais historique, qui aura attendu patiemment pour obtenir un ministère, à lire dans notre article ci-dessous... 

 

18h50 : Et de cinq ministres contraints de démissionner depuis le début du quinquennat

La démission mardi de Bruno Le Roux du ministère de l’Intérieur porte à cinq le nombre de ministres contraints de démissionner à la suite de révélations compromettantes depuis l’arrivée de François Hollande à l’Elysée en mai 2012 : Il s’agit du ministre du Budget Jerôme Cahuzac, contraint à la démission le 19 mars 2013, trois heures après l’annonce par le Parquet de Paris de l’ouverture d’une information judiciaire pour blanchiment présumé de fraude fiscale. Le 31 mars 2014, la ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui, soupçonnée d’avoir menti sur sa déclaration de patrimoine, n’est pas reprise dans le gouvernement de Manuel Valls formé suite aux municipales. Le 4 septembre 2014, neuf jours seulement après sa nomination, le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Thomas Thévenoud, démissionne du gouvernement Valls, après avoir reconnu des « retards de déclaration et de paiement » au fisc. Manuel Valls met officiellement fin à ses fonctions « à sa demande et pour des raisons personnelles ». Le 21 novembre 2014, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants Kader Arif, cité dans une enquête pour favoritisme, présente sa démission au président Hollande.

>> Revivre la démission de Bruno Le Roux en vidéo

 

 

18h25: Qui est Matthias Fekl?

Le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, 39 ans, a été nommé mardi ministre de l'Intérieur en remplacement de Bruno Le Roux. L'homme a obtenu son premier maroquin ministériel en septembre 2014, à la faveur du départ précipité de Thomas Thévenoud en indélicatesse avec le fisc. Le député élu en 2012 est sorti de l’ombre avec l’affaire Cahuzac, l’ex-ministre du Budget étant à l’époque lui-même élu du Lot-et-Garonne. 

Né à Francfort d’un père allemand et d’une mère française, il a grandi à Berlin avant de rejoindre Paris pour ses études, et a conservé la double nationalité française et allemande. Ce pur produit des grandes écoles françaises (Normale sup, Sciences Po et ENA), qui a exercé comme magistrat administratif entre 2005 et 2010, maîtrise les rouages politiques: il a été entre 2010 et 2011 directeur de cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président du groupe PS au Sénat, puis son conseiller à la présidence de la Haute assemblée jusqu’en 2012.

Membre du Parti socialiste depuis 2001, Matthias Fekl a aussi soigné son ancrage local: un temps maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, il a été adjoint au maire de Marmande de 2008 à 2012 et conseiller régional d’Aquitaine. Au Parti socialiste, il a été secrétaire national à la laïcité, aux institutions et au renouveau démocratique et membre du bureau national. 

Spécialiste des sujets d’immigration, il a été l’auteur en mai 2013 d’un rapport au Premier ministre, qui préconisait notamment de généraliser les titres de séjour de quatre ans pour faciliter la vie des étrangers et désengorger les préfectures. Initialement pro-DSK, il avait choisi de soutenir François Hollande dans sa candidature à la primaire en 2011.

18h18: Matthias Fekl est nommé ministre de l'Intérieur en remplacement de Le Roux, annonce l'Elysée

 

18h09 : Bruno Le Roux prend la parole et annonce avoir remis sa démission

Le ministre Bruno Le Roux assure que le travail de ses enfants était « ponctuel et officiel, conforme aux règles juridiques des services de l’Assemblée nationale, correspondait tous bien sûr à des travaux effectivement réalisés ». « Ces moments de travail en commun étaient importants pour moi comme ils étaient formateurs pour elles [ses filles]. Dans mes responsabilités, le temps pour être ensemble n’est pas si fréquent. Même si cela ne concerne en aucun cas la mission que j’ai aujourd’hui, celle de ministre de l’Intérieur, je ne veux à aucun prix que ce débat fait d’amalgame puisse porter atteinte au travail du gouvernement. La responsabilité particulière qu’impose la lutte quotidienne contre le terrorisme, contre la délinquance, et pour la maîtrise des flux migratoires, implique de ne prêter le flanc à aucune instrumentalisation » « J’affirme mon honnêteté dans les rapports humains comme dans tous mes actes politiques. Mais ma responsabilité est aussi de préserver l’action gouvernementale, et c’est pourquoi j’ai adressé au président de la République ma démission. Celle-ci me permet sans autre considération (…) d’affirmer mon honnêteté, mon attachement à la vérité et à une République dont j’ai toujours essayé de défendre les valeurs, ce que je continuerai à faire », dit Bruno Le Roux.

17h51: Bruno Le Roux est arrivé à Bobigny pour s'exprimer devant la presse

Le ministre, qui occupe un poste stratégique à un mois de l'élection présidentielle, organisée par son administration, et face à une menace jihadiste qui ne faiblit pas, fera une déclaration à 18h depuis la préfecture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny. Où il est probable que le ministre annoncera sa démission un mois seulement avant les prochaines élections présidentielles. 

Muet depuis les révélations de l'émission Quotidien sur TMC lundi soir, il est arrivé sur place pour une réunion avec des élus du département, son fief électoral, après avoir annulé l'essentiel de ses déplacements dans la journée de mardi.

17h29: Dans le Canard de demain, on annonce la démission de Bruno Le Roux

Information ou supposition? A seulement une demi-heure de la prise de parole de Bruno Le Roux, qui pourrait annoncer son départ de Beauvau, le Canard Enchaîné a déjà acté sa démission.

Sur la une de demain, l'hebdomadaire titre: «Fillon, Le Pen, Le Roux: tout reste affaires!»

 

17h16: Et sinon un organisme de contrôle des collaborateurs des députés, c'est pour quand?

Cette nouvelle affaire qui ressemble fort à de l'emploi familial et fictif ajoute à la colère des collaborateurs de parlementaires. «Ras-le-bol d'être sous le feu de l'actualité, qui plus est pour déformer notre métier!», s'est exclamé auprès de l'AFP Gonzague de Chantérac, représentant CFTC au Parlement et collaborateur d'un député LR, soulignant la «passion» et «l'abnégation» nécessaires pour travailler de longues heures aux côtés des parlementaires.

«Il va falloir que l'Assemblée se pose véritablement la question du contrôle» de l'activité des collaborateurs, a jugé le responsable CFTC. Mais le président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS) a suggéré comme possible «piste» de réforme après l'affaire Fillon un «mécanisme de contrôle sur l'ensemble des emplois» de collaborateurs, en renvoyant les décisions à la prochaine législature...

17h09: Bruno Le Roux va finalement prendre la parole à 18h

Depuis la préfecture de Bobigny, le ministre de l'Intérieur sur la sellette depuis les révélations sur les emplois de ses filles à l'Assemblée, va s'exprimer ce mardi à 18h, a assuré son entourage à l'AFP. Toujours selon l'agence, le ministre a déjà rencontré Bernard Cazeneuve et François Hollande ce mardi à 14h30. 

17h00 : Pour le politologue Luc Roban, ces affaires ajoutent à l’agacement : « Il y a une forme de privilège qui donne le sentiment de revenir à l’Ancien régime »

Agacés les électeurs par les affaires de népotisme et d’emplois fictifs ? Alors que l’affaire Fillon a éclaté il y a deux mois et occupé beaucoup d’espace dans cette campagne, l’affaire Le Roux qui vient d’éclater va-t-elle rajouter au dégoût des politiques ? 20 Minutes a interviewé le politologue du Cevipof Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS : « Le problème de l’emploi familial, même s’il est légal, active un registre très sensible : la confusion public/privé justement, qui semble se faire en toute quiétude et bonne conscience. » Retrouvez l’intégralité de l’interview par ici.

16h42: Hamon appelle Bruno Le Roux à démissionner

Les appels à la démission du ministre de l'Intérieur se multiplient de tous les côtés. 

Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a estimé mardi que «la décision la plus prudente, la plus sérieuse» pour Bruno Le Roux serait de démissionner, après l'ouverture par le parquet financier d'une enquête sur le ministre de l'Intérieur.

 

«Je considère que l'exemplarité, elle s'applique à tous, et qu'il est difficile de demander une règle pour les uns et qu'elle ne s'applique pas aux autres», a déclaré Benoît  Hamon lors d'un point de presse à Bruxelles. «En conséquence de quoi, je crois que la décision la plus prudente, la plus sérieuse serait effectivement qu'il choisisse de le faire», a-t-il encore répondu, interrogé sur un départ du ministre de l'Intérieur du gouvernement.

16h30: «A l'Assemblée en août il n'y a personne», ironise une source parlementaire

Dans le reportage de Quotidien, le ministre reconnaît l'embauche ponctuelle de ses filles alors qu'il était député de Seine-Saint-Denis, «sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires» mais se défend d'un «amalgame» avec l'affaire Fillon, parlant «d'un boulot d'été auprès d'un parlementaire». 

Une source parlementaire a ironisé sur «un emploi d'été comme collaborateur»: «Ca fait rigoler», «à l'Assemblée en août il n'y a personne».

16h28: «Utiliser son crédit collaborateurs pour donner de l'argent de poche à ses enfants», inadmissible pour l'association Anticor

«Un parlementaire ne doit pas utiliser son crédit collaborateurs pour donner de l'argent de poche à ses enfants», a fustigé l'association contre la corruption et pour l'éthique en politique Anticor.

 

15h54: Un Filloniste estime que «la cohérence et la logique des chose voudraient que monsieur Le Roux démissionne»

Les fillonistes se font plutôt discrets sur cette affaire Le Roux. Mais, le porte-parole de François Fillon, Damien Abad appelle à la démission le ministre de l'Intérieur. Interrogé par Europe 1 ce mardi, il lâche: «la cohérence et la logique des chose voudraient que monsieur Le Roux démissionne du gouvernement mais nous on a une position qui est constante : les affaires ne doivent pas polluer la campagne présidentielle.»

14h49: Ça y est le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire sur l'affaire Le Roux

Une enquête aurait été ouverte pour détournement de fonds public et recel par le Parquet national financier ce mardi après-midi selon Médiapart et Quotidien. Une informations qui vient d'être confirmée par l'AFP. 

Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), a précisé le PNF dans un communiqué. 

 

14h45: Les emplois familiaux ne devraient pas «être autorisés» pour les parlementaires, estimait Le Roux en janvier 

En pleine affaire Le Roux, une interview vidéo pour RTL du ministre fait le tour de la Toile. En effet, sur cette vidéo du 24 janvier 2017, Bruno Le Roux réagissait au Penelopegate en soulignant: les emplois familiaux ne devraient pas «être autorisés» pour les parlementaires. Parce que cela peut prêter à confusion, à suspicion».

 

14h20: Employer ses filles de moins de 18 ans, c'est légal? 

Pourquoi Bruno Le Roux se retrouve dans la tourmente? A-t-il respecté le droit du travail en employant sa fille dès 15 ans? 20 Minutes répond à trois épineuses questions sur l’affaire Le Roux par ici.

14h15: Quand Le Roux va-t-il rencontrer Cazeneuve? 

Le face-à-face entre le ministre sur la sellette et le Premier ministre, annoncé par l'entourage du Premier ministre dès lundi soir après les révélations de l'émission Quotidien sur TMC, était prévu «dans la journée». Mais aucune précision n'a filtré sur le lieu et l'heure, tandis que l'agenda de Bruno Le Roux était bousculé.

13h48: Pour une sénatrice socialiste, Bruno Le Roux devrait démissionner

Démissionnera ou pas? La question est sur toutes les lèvres alors que le ministre de l'Intérieur est sur la sellette. Interrogée par Public Sénat, la sénatrice PS de Loire-Atlantique Michelle Meunier « Je pense qu’il peut le faire, oui. Il devrait le faire »  La responsable des questions de petite enfance pour la campagne de Benoît Hamon ajoute « rien de bon pour la politique, rien de bon pour le PS et pour Bruno Le Roux en particulier ».

13h18: Le parquet financier étudie les éléments sur l'affaire Le Roux

Le parquet financier "étudie les éléments révélés par la presse" sur l'emploi des filles de Bruno Le Roux à l'Assemblée selon une source judiciaire contactée par l'AFP. 

12h35: Selon France Inter, le Parquet financier devrait ouvrir une enquête préliminaire sur l'affaire Le Roux

Après Fillon, Le Roux. Selon les informations de France Inter, le parquet financier devrait ouvrir une enquête préliminaire dans les prochaines heures, après les révélations de Quotidien. Bruno Le Roux a employé ses deux filles pendant leurs études. Cumulant 24 CDD en tout et 55.000 euros, le ministre est soupçonné d'emplois fictifs

 

12h34: Bruno Le Roux a annulé tous ses rendez-vous de la journée

Pris dans le tourmente après les révélations de «Quotidien», le ministre de l'Intérieur a annulé tous ses rendez-vous aujourd'hui selon France Inter. Il avait déjà annulé sa prise de parole ce matin et sa présence lors d'une inauguration. 

 

 12h32: Ayrault défend «l'exemplarité et la transparence»

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, interrogé par la presse sur l'affaire Bruno Le Roux, s'est déclaré mardi «pour l'exemplarité et la transparence», estimant que «tout le monde doit être traité à la même enseigne quel qu'il soit, connu ou moins connu».

«Nos concitoyens ont besoin d'avoir confiance dans leurs hommes politiques et ils ont raison d'être exigeants», a-t-il déclaré, en marge de l'opération «Goût de/Good France», manifestation internationale à la gloire de la cuisine française, à l'Arc de Triomphe.

Mais, a-t-il ajouté, «je ne voudrais pas non plus qu'on rentre dans une espèce de spirale de dénigrement systématique des hommes et femmes politiques parce qu'il y a beaucoup de gens qui s'engagent avec sincérité, c'est l'immense majorité d'entre eux».

12h20: «Lorsqu'on est attaché à l'autorité de l'Etat, on est impeccable face aux institutions et aux règles qui les régissent», tacle Cazeneuve

Bernard Cazeneuve a déclaré mardi que «lorsqu'on est attaché à l'autorité de l'Etat, on est impeccable face aux institutions et aux règles qui les régissent», alors que son ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux est sur la sellette pour avoir employé ses filles adolescentes à l'Assemblée.

«Sans quoi l'autorité de l'Etat est abaissée et l'autorité de l'Etat ça commence par cette exigence et par cette rigueur», a poursuivi le Premier ministre, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) à Paris, en l'absence de Bruno Le Roux qui devait initialement y participer.

 

Il n'a toutefois pas évoqué directement la polémique autour du ministre de l'Intérieur, qu'il n'a pas cité nommément.

12h04: Restera ou restera pas au gouvernement? 

Les rumeurs de démission du ministre de l'Intérieur vont bon train. «Je ne pense pas» qu'il puisse rester au gouvernement dans ce contexte, a confié à l'AFP une source gouvernementale. De son côté, le député Christophe Castaner, ancien du PS et soutien d'Emmanuel Macron assure: «Si les faits sont confirmés aujourd'hui, je ne doute pas que Bernard Cazeneuve» le «lui demande».

11h59: Pour Philippot, Bruno Le Roux «sera peut-être amené à démissionner»

«Il sera peut-être amené à démissionner ou être démissionné», a avancé le vice-président du Front national Florian Philippot à l'AFP. 

11h20: Bruno Le Roux absent également à une inauguration ce matin

Le ministre se fait discret. Après avoir annulé sa prise de parole ce mardi matin, il aurait séché un rendez-vous. Selon BFM, Bruno Le Roux a également annulé sa présence à l'inauguration de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), ce matin à 10h30. 

10h53: Résumé en vidéo de l'affaire Le Roux


Bruno Le Roux aurait employé ses deux filles... par 20Minutes

10h24: Bruno Le Roux renonce à prendre la parole

Le ministe de l'Intérieur devait s'exprimer sur l'affaire ce mardi matin à 10h devant le Sénat. Mais LCI vient d'annoncer que cette prise de parole avait été annulée. 

 

10h08: Sur Twitter, les internautes se moquent de ces emplois d'assistantes parlementaires dès le plus jeune âge...

 

10h05: Emploi fictif ou pas?

C'est bien là toute la question. Bruno Le Roux s'est défendu dès lundi soir de tout «amalgame» avec l'affaire Fillon, puisqu'il s'agit selon lui, «d'un boulot d'été auprès d'un parlementaire».

Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a estimé ce lundi matin sur RTL que le «problème» n'était «pas d'embaucher des proches mais de savoir s'ils ont travaillé», arguant que «rien ne permet de dire que c'est un emploi fictif». Et d'ajouter: «ne faisons pas démissionner les gens à partir d'un soupçon...»

«Chaque contrat faisait l'objet de missions qui ont été honorées», a assuré le cabinet du ministre à Quotidien. Des missions «effectuées en horaires renforcés avant et après le stage, et en travail à distance durant le stage (travail de rédaction, mise à jour de fichiers, recherches, etc.) et durant plusieurs jours supplémentaires à l'automne», a-t-il ajouté.

10h03: «Là, les magistrats sont absents», tacle Hervé Morin

Deux poids, deux mesures. Beaucoup d'hommes politiques s'émeuvent du silence du parquet national financier. «S'il a fait bosser vraiment ses filles, on va pas lui reprocher», a dit pour sa part Hervé Morin, président du parti Les Centristes et soutien du candidat de la droite, sur BFMTV. «Ce que j'observe en revanche, c'est que Brurno Le Roux on le sait depuis hier, j'ai pas entendu le parquet national financier se saisir de l'affaire dans la journée», «là, les magistrats sont absents», a-t-il ajouté.

10h00: Pour Accoyer, la question de la démission du ministre est en jeu

«Si les éléments sont avérés, s'il y a un problème d'authenticité des missions, il faut des investigations qui aillent plus loin et si le Parquet national financier s'en émeut, ça me paraît être le même traitement que pour d'autres».

«Le nombre de parlementaires qui ont pour collaborateurs des membres de leur famille n'est pas si important qu'on veut bien le dire. Pour beaucoup d'entre eux, l'entrée dans la vie politique, c'est quelque chose qui vous dévore et ce cheminement se fait avec l'aide de la famille.»

09h55: Le Roux a reconnu les faits

Cité dans le reportage de l'émission, le ministre reconnaît leur embauche ponctuelle, en contrat à durée déterminée, alors qu'il était député de Seine-Saint-Denis: "Bien entendu, j'ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence".

9h00: Bruno Le Roux a employé ses deux filles pendant des vacances

Selon Quotidien, l'actuel locataire de la place Beauvau a employé ses filles, alors qu'elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros. Elles n'avaient, lors des premiers contrats, que 15-16 ans.