A son meeting de Bercy, Hamon fait applaudir François Hollande...mais pas Manuel Valls

Présidentielle Le candidat du PS fait salle comble ce dimanche après-midi…

20 Minutes avec AFP
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Benoît Hamon à Bercy
Benoît Hamon à Bercy — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Un « oubli » très remarqué. Ce dimanche après-midi, pendant son meeting à Bercy, Benoît Hamon a salué trois membres de l’exécutif : « Je vous demande de saluer comme ils le méritent, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian », a lancé le candidat socialiste.

En revanche, aucune mention directe de Manuel Valls, mais une phrase lourde de sous-entendu : « Ce manquement à la parole donnée et ce mépris de l’expression démocratique exaspèrent tant le peuple qu’ils finissent par le jeter dans l’aventure du Brexit, dans les bras de M. Trump ou de Mme Le Pen », a expliqué le candidat socialiste, en faisant référence au refus du Premier ministre de le parrainer.

>> Lire aussi : Valls s'exprime sur son refus de parrainer Hamon

Référence au discours du Bourget

Auparavant, il s’en était pris à plusieurs de ses adversaires à la présidentielle. Visant notamment Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen, il a dénoncé : « Ce parti de l’argent [qui] a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis », a-t-il lancé devant quelque 20 000 partisans.

Une référence à la célèbre tirade de François Hollande, lors de son discours du Bourget en 2012, contre la finance, un « ennemi » qui n’a ni « nom », ni « visage ».

« Fierté »

En revanche, Benoît Hamon a rendu hommage au bilan du quinquennat du président sortant. « Dans le bilan de ce quinquennat, nous pouvons aussi trouver de la fierté. De la fierté pour la retraite à 60 ans pour les carrières longues. Je suis fier du tiers payant généralisé. Fier des postes de professeur que nous formons à nouveau, fier d’avoir engagé la transition énergétique, fier de la loi Alur, tout cela nous le prenons », a égrené celui à qui était reproché de ne pas défendre l’action menée depuis 2012.

Benoît Hamon a aussi salué l’action des forces armées françaises et a demandé à ses partisans de respecter une minute de silence en mémoire de toutes les victimes du terrorisme, en ce jour anniversaire des attentats perpétrés par Mohamed Merah en 2012.