«Phobie administrative»: Après 9 jours au gouvernement et 5 ans comme député, Thevenoud quitte la politique

DEPART Il craignait l'élimination de la candidate PS et un duel FN-LR au 2e tour dans sa circonscription...

Floréal Hernandez

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Le député Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d'Etat célèbre pour sa «phobie administrative», quitte la vie politique. (Archives)
Le député Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d'Etat célèbre pour sa «phobie administrative», quitte la vie politique. (Archives) — AFP

Il a été un éphémère secrétaire d’Etat, seulement neuf jours. Pourtant Thomas Thévenoud a eu le temps de devenir célèbre à cause de sa « phobie administrative ». Le député (ex-PS) et ancien secrétaire d’État du Commerce extérieur a annoncé vendredi qu’il arrêtait la politique, confirmant à l’AFP une information du Journal de Saône-et-Loire.

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« Je ne vais pas me représenter. J’arrête la politique, j’ai envie de tourner la page, de faire autre chose, de voir d’autres personnes », a déclaré Thomas Thévenoud qui avait dû quitter le gouvernement en septembre 2014 en raison de démêlés fiscaux. C’est pour « des raisons personnelles » qu’il a choisi de se retirer. Le député de la 1re circonscription de Saône-et-Loire finira néanmoins son mandat en cours.

Jugé pour fraude fiscale le 19 avril

L’ascension politique de Thomas Thévenoud avait été brisée le 4 septembre 2014 lorsqu’il avait été contraint de démissionner, neuf jours après sa nomination, du poste de secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

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Il lui était reproché d’avoir omis de déclarer ses revenus en 2012 et de l’avoir fait en retard pendant plusieurs années. Il doit être jugé pour fraude fiscale le 19 avril devant le tribunal correctionnel de Paris.

Thomas Thévenoud, qui avait quitté le PS mais conservé son siège de député, avait réclamé sans succès en décembre une « primaire citoyenne de la gauche » dans sa circonscription en Saône-et-Loire, après l’investiture de Catherine N’Diaye par les militants socialistes.

Il disait craindre son élimination et celle de Catherine N’Diaye au premier tour et un duel entre Les Républicains et le Front national au second dans cette circonscription qui couvre Mâcon et Cluny.